Tiolences faites aux femmes : « SOS Akofa » pour éradiquer le phénomène

La dénonciation des cas de violences faites aux femmes au Togo n’est plus une corvée. Les personnes victimes ou témoins…



La dénonciation des cas de violences faites aux femmes au Togo n’est plus une corvée. Les personnes victimes ou témoins de ce phénomène peuvent désormais porter plainte en toute facilité contre leurs bourreaux. « SOS Akofa », une assistante virtuelle est dédiée à cela.

Cet outil numérique a été officiellement présenté aux togolais ce mercredi, 09 décembre 2020 à Lomé. L’initiative est portée par le Groupe de Réflexion et d’Action Femme, Démocratie et Développement (GF2D). L’organisation a bénéficié de l’appui technique et financier du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA).

« SOS Akofa » et son fonctionnement

L’assistante virtuelle est un système robotisé via WhatsApp qui permet d’établir une proximité avec les défenseurs des droits de femmes et la population. Avec elle, le GF2D, le ministère de l’Action sociale et associées peuvent recevoir instantanément les dénonciations des cas de violences faites aux femmes et aux filles.

« SOS Akofa » est dotée d’un processus simple et est disponible 24H/24 et 7J/7. Toute victime ou témoin de violences sexuelles (harcèlement ou abus sexuel), bastonnade et toutes autres violences peut enclencher une procédure de dénonciation.

Il suffit juste de faire un bip, un appel direct ou envoyer des messages et audios via WhatsApp au « +228 93968989 ». C’est ce qu’a expliqué la Secrétaire Générale du GF2D, Noussoessi Aguey.

Des objectifs nobles

Une fois le message envoyé, des téléconseillers se chargeront de traiter les informations et de les mettre à la disposition des structures adaptées. Ainsi, les victimes bénéficieront une assistance juridique, sociale et psychologique.

« SOS Akofa » vient assurer une réponse « effective et adaptée » aux victimes de violences. Aussi, il s’agit pour le GF2D et compagnies de rapprocher des populations. Le but de leur permettre de bénéficier pleinement des offres de services des centres d’écoute en matière de violences basées sur le genre.

« Nous avons initié cet outil parce qu’au début de la crise sanitaire, nous avons constaté que les victimes de violences ne fréquentent plus les centres d’écoute pour solliciter une assistance », a expliqué Noussoessi Aguey.

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