A Lomé, l’UEMOA finalise sa réglementation sur la Finance islamique

Le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers de l’Union Economique et Monétaire Ouest-africaine (CREPMF_UEMOA), a tenu ce…

Parredaction Catégorie Economie Politique le 25 février 2022 Étiquettes :


Le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers de l’Union Economique et Monétaire Ouest-africaine (CREPMF_UEMOA), a tenu ce 24 février à Lomé, un atelier de finalisation de ses projets de textes réglementaires dédiés au marché de la  finance islamique au sein de l’UMOA.

“La rencontre ayant trait à la finance islamique a pour objectif de recueillir les observations des intervenants commerciaux et du grand public sur le projet de cadre réglementaire ; ensuite de finaliser, par la même occasion, les projets de textes réglementaires avec la prise en compte des observations résiduelles, avant leur présentation au Conseil des Ministres de l’UMOA”, a indiqué le ministère togolais de l’économie et des finances.

Consolider les succès des Etats sur le marché de la finance islamique

A Lomé, l'UEMOA finalise sa réglementation sur la Finance islamiquePour l’instance sous-régional, il s’agit de saisir l’occasion qu’offrent les opérations à succès de certains Etats-membres sur le marché de la finance islamique pour diversifier l’offre de financement tout en élargissant la base des investisseurs du marché financier régional. En effet, les émissions de SUKUK réalisées par les Etats membres de l’UMOA que sont la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Mali et le Togo leur ont permis de lever en cumulé, plus de 864 milliards de FCFA.

Dans le cas particulier du Togo, la levée de fonds islamiques (aussi appelée Sukuk) menée en 2016, a permis à l’Etat de lever 150 milliards de FCFA (254 millions $). En 2018, l’agence de notation Moody’s a classé le pays dans le top 10 des pays africains selon leurs mobilisations de de ressources financières via les Sukuk. Plaçant le Togo à la 5e position derrière la Côte d’Ivoire (501 millions $), l’Afrique du Sud (500 millions $), le Nigeria (351 millions), le Mali (285 millions).

Financement basé sur les principes du droit islamique

A Lomé, l'UEMOA finalise sa réglementation sur la Finance islamiqueNotons que la finance islamique, est basée sur la Charia, la loi islamique. Le mode de fonctionnement des Sukuk se distingue fondamentalement de celui des autres marchés financiers.La finance islamique se diffère des autres par sa vision particulière du capital et du travail. Dans les faits, la finance islamique se caractérise par la prohibition de l’intérêt et par la responsabilité sociale de l’investissement. Sont ainsi interdites toutes les transactions ayant recours à l’intérêt ou à la spéculation.” peut-on lire sur la plateforme du ministère de l’économie et des finances.

Klétus Situ

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