Transhumance au Togo : un bilan « trop lourd » de la campagne 2020, selon Yark Damehane

Les ministères de la Sécurité et de la Protection Civile et celui de l’Agriculture, de l’élevage et du développement rural…

Parredaction Catégorie Dossiers le 24 novembre 2020 Étiquettes : ,

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Les ministères de la Sécurité et de la Protection Civile et celui de l’Agriculture, de l’élevage et du développement rural ont présenté le bilan de la campagne de transhumance au Togo pour le compte de l’année 2020. Ce bilan est, estiment les autorités, « trop lourd ».

C’était au cours d’un atelier organisé du 19 au 21 novembre 2020 à Kara que les autorités desdits ministères ont présenté le bilan de la campagne de transhumance au Togo.

Les causes principales des conflits

D’après le bilan, les conflits liés à la transhumance au Togo ont causé en 2020, 12 décès, 14 blessés, 1.603 réfugiés, 130 cas de dévastation de champs avec environ 10 millions de F CFA versés aux victimes.
Les causes principales des conflits violents entre bouviers et producteurs agricoles, selon le rapport des autorités togolaises, sont entre autres l’entrée précoce et le départ tardif des transhumants, le non-respect des points d’entrée, le pâturage nocturne, la complicité des éleveurs sédentaires, le déplacement des transhumants hors des couloirs.

Pour le Général Yark Damehane, Ministre en charge de la Sécurité et de la Protection Civile, ce bilan « trop lourd » de la transhumance au Togo, doit interpeller chaque acteur. Pour lui, « ces douze morts sont imputables à tous les acteurs, à tous les comités parce que, à quelque part, il y a eu quelque chose qui n’a pas marché et ça a débouché sur les violences et a entraîné des morts ».

Œuvrer pour renverser la tendance

La campagne de transhumance au Togo se fait du 31 janvier au 31 mai de chaque année. Ainsi, le Ministre de la Sécurité, le Général Yark Damehane et son collègue de l’Agriculture, de l’élevage et du développement rural, Antoine Legba Gbégbéni, président du Comité national de transhumance, ont lors de la rencontre invité les comités préfectoraux à œuvrer pour renverser la tendance lors de la prochaine campagne de transhumance.

Ensuite, les deux autorités gouvernementales concernées par la question de la transhumance ont convié les acteurs à respecter le Plan Opérationnel de Gestion de la Transhumance adopté par le Togo. Ce plan préconise une gestion apaisée à travers la coexistence pacifique entre les différentes communautés, ont-ils précisé.

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