dimanche, janvier 17, 2021


Togo : trafic de faux médicaments et sécurité des circuits de distribution, l’OPALS annonce une situation « alarmante »

L’Organisation Panafricaine de Lutte pour la Santé (OPALS) a rendu public ses études menées sur des médicaments collectés auprès des…

Parredaction Catégorie Santé le 23 novembre 2020 Étiquettes : , , , , ,

L’Organisation Panafricaine de Lutte pour la Santé (OPALS) a rendu public ses études menées sur des médicaments collectés auprès des ménages dans la préfecture de Yoto. Ainsi, il ressort que plus de 90% sont des faux médicaments. Une situation qualifiée d’« alarmante » par les initiateurs qui invitent les acteurs impliqués à renforcer la sécurité des circuits de distribution.

Pour ces derniers, les résultats issus de l’enquête réalisée avec la collaboration de l’Ordre National des Pharmaciens du Togo démontrent l’ampleur du phénomène de faux médicaments dans le pays.

La circulation de très nombreux médicaments de qualité inférieure

Selon Ciscar Koffi SAMBOE, représentant légal de l’OPALS au Togo, une étude a été conduite entre 2017-2019 en plusieurs étapes. Il s’agit du recueil des échantillons de produits suspects auprès des ménages, l’analyse en laboratoire et l’interprétation des résultats.

Ainsi, au total, 404 échantillons de médicaments prescrits pour lutter contre le paludisme notamment antipaludéens, antipyrétiques, antidouleurs et anti-inflammatoires ont été recueillis. Au final, il ressort que ces médicaments ne contiennent pas le principe actif au dosage attendu.
« L’analyse physico-chimique des médicaments réalisée a montré la circulation de très nombreux médicaments de qualité inférieure ou falsifiée dans le district de Yoto », a souligné Ciscar Koffi SAMBOE.

Œuvrer pour l’accès universel des soins de santé pour tous

En effet, les responsables de l’OPALS expliquent le phénomène par le fait que la majorité des citoyens utilise des médicaments de rue. A cela s’ajoute l’existence des points de vente douteux. L’OPALS appelle la population à prendre conscience du danger que représentent les médicaments de rue et des dépôts illégaux.

Ensuite, l’ONG recommande à l’Etat la ratification de la convention « medicrime » du Conseil de l’Europe, en vue de doter le pays d’un cadre juridique pouvant traquer et punir les trafiquants de faux médicaments.
« Aussi, ce que l’État doit faire pour stopper le trafic et la consommation des faux médicaments, c’est d’œuvrer pour l’accès universel des soins de santé pour tous », a indiqué le représentant légal de l’OPALS au Togo.

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