Togo : structuration et professionnalisation des agriculteurs pour plus de productivité

Malgré sa place de choix dans l’économie, l’agriculture togolaise est caractérisée par une faiblesse de la production et de la…

Parredaction Catégorie Dossiers le 14 août 2020 Étiquettes : , , ,

Malgré sa place de choix dans l’économie, l’agriculture togolaise est caractérisée par une faiblesse de la production et de la productivité. Alors pour solutionner cette précarité agricole, le gouvernement préconise aux agriculteurs un regroupement en coopérative.

Concrètement, il s’agit pour les producteurs de se professionnaliser davantage. Cette mutation est axée sur l’utilisation optimale des intrants agricoles et une bonne structuration du secteur. Ceci afin de leur permettre de bénéficier des aides de l’Etat. Ainsi, l’agriculture togolaise pourra devenir un secteur d’activité hyper attractif, organisé, plus rentable et surtout créateur d’emplois.

S’organiser en coopérative, une nécessité

Pour bénéficier de l’appui de l’Etat, seules les coopératives sont reconnues. Alors les groupements de producteurs sont conviés à s’organiser en société coopérative. Ils ont le choix entre deux modes : la société Coopératives Simplifiées (Coop-S) ou la Coopérative avec Conseil d’Administration (Coop-CA). Cette union leur octroie naturellement un meilleur accès aux marchés ainsi qu’une meilleure défense de leurs intérêts.

Aussi, la société coopérative leur permet d’améliorer leurs capacités techniques. Ce qui fera d’eux de vrais professionnels en les sortants de leur amateurisme. Une perfection qui est obtenue grâce aux fréquents échanges entre producteurs. Par conséquent, ils seront d’une grande utilité dans le développement économique du pays de par leur implication.

C’est dans cette optique que le gouvernement se lance pour défi, la transformation d’au moins 2300 groupements de producteurs en des sociétés coopératives. Cet objectif, s’il est atteint, devrait jouer un rôle substantiel dans la croissance économique du Togo.

Une mutation de la physionomie de l’économie

L’ambition du gouvernement de faire des producteurs de vrais entrepreneurs témoignent de sa bonne volonté à créer une économie prospère. Les différentes aides octroyées en sont une parfaite illustration. La dernière en date est « Yolim », un programme de crédit digital, à taux zéro destiné aux agriculteurs togolais.

A cet effet, les producteurs bénéficient durant la saison d’un semis, d’un crédit d’une valeur de 96000 FCFA soit 146 euros. Cette somme est instantanément versée sur le portemonnaie numérique de l’agriculteur sous la forme d’un bon d’achat. Ce qui favorise une meilleure rentabilité des exploitations ainsi que l’accroissement du volume des produits mis sur le marché.

Toutes ces initiatives qui ont été mises en place concourent progressivement à la réalisation du Plan National de Développement (PND). C’est-à-dire une économie togolaise marquée par la réduction de la pauvreté, un fort emploi des jeunes et une forte croissance.

Comments


Laisser un commentaire


Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *