Togo/Rentrée scolaire : l’UFEPLAT plaide pour un meilleur accompagnement de l’Etat

Si les enseignants du secteur public plaident pour un meilleur accompagnement, ceux du privé ne sont pas du reste. Ainsi,…


Si les enseignants du secteur public plaident pour un meilleur accompagnement, ceux du privé ne sont pas du reste. Ainsi, dans le souci de bien démarrer la rentrée scolaire prochaine, une rencontre a eu lieu ce 15 octobre 2020. Cette rencontre a été initiée par l’Union des fondateurs des écoles privées laïques du Togo (UFEPLAT). Il a donc été question de discuter avec les autorités en charge de l’éducation scolaire des conditions de travail dans l’enseignement privé.

A l’issue de cette discussion, ces derniers ont déposé sur la table des autorités une lettre pour réclamer l’amélioration des conditions avant la reprise.

Informer sur les différents problèmes des écoles privées

Cette rencontre a été une occasion pour l’Union des fondateurs des écoles privées laïques du Togo de soumettre des doléances aux autorités.

En effet, un mémorandum était déposé auprès des ministres de tutelles. Mais, il est resté lettre morte. En cette période de la Covid-19, la plupart des établissements privés d’enseignement ont de sérieuses difficultés surtout financières. Ce qui risque d’affecter la reprise des cours à la rentrée prochaine. « Nous sommes sérieusement acculés et nous avons pensé qu’il est opportun d’informer le ministère sur nos problèmes et nous avons énuméré un chapelet de problèmes », a déclaré le président de l’UFEPLAT.

En outre, les problèmes portent sur les enseignants qui ne sont pas rentrés en possession de leurs salaires depuis la crise de Covid-19. Dans ces conditions, certains fondateurs sont obligés de ne pas ouvrir leurs écoles à cette rentrée 2020-2021. Egalement, les établissements n’ont pas de moyens pour pouvoir répondre de manière efficace à la sécurité sanitaire. « Nous sommes à quelques jours. Nous ne savons pas comment nous allons faire pour pouvoir faire une rentrée optimale », a indiqué Tsanlévo Kokou Bedy, président de l’UFEPLAT.

Des solutions à ces différents problèmes

« Suite aux effectifs pléthoriques des élèves dans les établissements publics, il faut que le surplus de ces élèves vienne dans les établissements privés », estime l’UFEPLAT. Pour l’union, actuellement, l’Etat doit agir. Il doit donner des instructions aux inspecteurs de dispatcher des élèves dans des établissements privés et laïcs. A défaut, estime l’Union, l’Etat a le choix entre payer les enseignants du privé ou envoyer les enseignants du public dans le privé. Pour l’UFEPLAT, l’Etat peut régler un certain nombre de problèmes financiers selon sa disponibilité.

Les établissements privés sont laissés à leur compte. Plusieurs charges sont à honorer notamment le règlement à la caisse, les impôts, la mairie. « Nous attendons de l’Etat, un engagement ferme et réel. C’est que l’Etat doit contrôler la gestion des écoles privées, laïques depuis le ministère, au niveau de la DRE et des inspections », ont-ils lancé.

« Nous travaillons pour les enfants togolais et j’estime que l’Etat Togolais a le devoir de nous aider pour qu’ensemble nous puissions répondre véritablement à l’éducation de nos enfants », a souligné le président, Tsanlévo Kokou Bedy.

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