Togo : quand le non-respect des mesures barrières entraine un décès et des dégâts à Niamtougou et Koka

La célébration de la fête traditionnelle Sant’m a mal tourné. Des images publiées sur les réseaux font état de la…

Parredaction Catégorie Dossiers le 28 septembre 2020 Étiquettes : , , , , , , ,


La célébration de la fête traditionnelle Sant’m a mal tourné. Des images publiées sur les réseaux font état de la nature violente de ces affrontements survenues hier. Ces affrontements ont opposé les forces de l’ordre et les populations de Koka et de Niamtougou. Malheureusement, on déplore un mort et plusieurs cas de blessés. La scène était horrible.

Le Ministre de la sécurité et de la projection civile, Yark Damehane, a dans un communiqué rendu public hier donné des explications. Selon le ministre, tout serait parti du non-respect des mesures barrières par les populations.

Les présupposées origines et le bilan des affrontements

Le mardi 16 juin 2020, un communiqué conjoint a été signé par les ministres en charge de la culture et de l’administration territoriale. Selon les termes de ce communiqué, « Les regroupements pour la célébration des fêtes traditionnelles sont interdits jusqu’à nouvel ordre ».

Du coup, plusieurs fêtes traditionnelles n’ont pas été célébrées. Mais, pour cette fête, qu’est-ce qui n’a pas marché ?

Le ministre Yark Damehane donne des explications. « Ces affrontements découlent du fait que les populations (…) aient refusé de se soumettre au respect des mesures barrières », a-t-il expliqué.

Or, à en croire le ministre, une séance de travail aurait été organisée par le Préfet avec les chefs traditionnels. Certains cadres de la préfecture y étaient également présents. Malgré tout ce rappel à l’ordre, les mesures barrières ont été foulées au pied.

On déplore un décès, des cases brulées, des personnes blessées dont des âgés.

Vers plus de professionnalisme des agents de la Fosap

Depuis l’annonce des mesures de restrictions individuelles et collectives dû à l’état d’urgence, les membres de la Fosap sont régulièrement outillés. D’ailleurs, il a été plus question de sensibilisation que de répression. Tout récemment, les éléments de la Fosap ont été formés sur les règles et principes de l’état d’urgence sanitaire. C’était une initiative de la Commission National des Droits de l’Homme (CNDH).

Aujourd’hui, le non-respect des mesures barrières ne saurait justifier un décès et des dommages incommensurables. Pour le ministre de la sécurité, la personne âgée décédée a été atteinte par une grenade lacrymogène. Ce qui est contesté par les populations qui estiment qu’elle aurait été atteinte par balle réelle.

Ceci relance le débat sur le manque de compréhension entre les forces de l’ordre et de sécurité et la population civile. Un travail de fond doit continuer dans ce sens. La population de Koka et Niamtougou est une fois encore appelée à ne pas défier l’autorité, surtout en ce temps de pandémie.

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