Togo/« Peace Tour » : « rebâtir les fondements de la cohésion sociale dont l’ultime but est de consolider et rendre pérennes les structures démocratiques, Paul Affala

Le Centre de documentation et de formation sur les droits de l’homme (CDFDH) organise depuis une semaine une caravane pour…

Parredaction Catégorie Dossiers le 3 août 2020

Le Centre de documentation et de formation sur les droits de l’homme (CDFDH) organise depuis une semaine une caravane pour la paix dans les cinq régions administratives du Togo. Dénommée « Peace Tour », elle constitue un cadre d’échanges entre divers acteurs sur les thématiques en lien avec les droits de l’homme, la cohésion sociale et la préservation de la paix entre autres.

Dans une interview accordée au journal Courrier d’Afrique, Paul Affala, Coordinateur de programme au CDFDH et point focal du projet PBF, est revenu sur le concept « Peace Tour » et tous ses contours.

En effet, la « Peace Tour », en français « caravane pour la paix », est une série de débats citoyens initiés par le CDFDH et ses partenaires dans les 5 régions du Togo, avec des acteurs divers, sur les thématiques en lien avec les droits de l’Homme, la cohésion sociale et la préservation de la paix et d’autres thématiques connexes, a indiqué Pal Affala.

Il a continué en disant qu’il « vise à créer dans les différentes localités du Togo, des cadres d’échanges ou de dialogue entre les citoyens autour de sujets qui nourrissent les stéréotypes, les crispations et les conflits au sein des communautés ».

Aussi, ce projet ambitionne-t-il de rebâtir au Togo « les fondements de la cohésion sociale ». L’ultime but est de « consolider et rendre pérennes les structures démocratiques, dont la promotion du respect des différences et des valeurs démocratiques ainsi que le renforcement du sentiment d’appartenance à la Nation et de solidarité au sein des populations », a-t-il ajouté.

Quant aux résultats concrets obtenus avec cette première phase qui s’est tenue dans la ville de Kara, M. Affala a répondu : « nous pouvons nous réjouir de l’adhésion des autorités locales et religieuses (Préfet,  Maire, CNDH, Leader religieux) au concept de PEACE TOUR, de la participation active des populations (essentiellement les jeunes) de Kara au débat, de l’appropriation par les jeunes et autorités locales de la ville de Kara, de l’application XONAM qui jusque-là leur était méconnue et de la mise en place d’une synergie entre le CDFDH et 5 autres organisations de jeunes à Kara pour des actions concertés sur la paix et la cohésion sociale ».

Pour le déroulement global du PEACE TOUR, le Coordinateur de programme a exprimé son satisfecit au regard des résultats obtenus, des retours positifs auxquels ils sont parvenus notamment les participants ainsi que des autorités locales et des leçons apprises grâce à ce PEACE TOUR.

Il a, en outre, souligné : « nous avons acquis la conviction grâce à cette première phase de la nécessité de : multiplier les cadres de discussion et de débats entre les citoyens d’abord et les citoyens et les acteurs sociopolitiques et étatiques ensuite, délocaliser davantage, ces cadres de discussions dans les collectivités locales, impliquer davantage les acteurs culturels (artistes chanteurs, plasticiens, humoristes) dans les actions de promotion des droits de l’Homme, la paix et la cohésion sociale ».

Le projet PEACE TOUR de CDFDH a été possible grâce à l’appui financier du PNUD pour la réalisation de cette initiative. Il est évident qu’une chose est d’initier des actions pertinentes en réponse à des défis spécifiques, mais une autre est d’en avoir les moyens.

« En ce sens, l’appui financier du PNUD dans le cadre de cette action qui rappelons le, s’inscrit dans un projet plus grand visant à consolider la paix et promouvoir les droits de l’Homme, a permis de matérialiser cette initiative qui au regard des premiers résultats, a permis d’apporter une réponse à un besoin spécifique. », a expliqué le Coordonnateur du programme.

Au-delà de l’appui financier, la tenue de cette activité a été le fruit de la relation de confiance entre le PNUD et le CDFDH.

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