Togo/Lutte contre la Corruption : l’avocat Akere Muna était chez Faure Gnassingbé

La situation économique difficile de nos pays africains est due à des facteurs exogènes et endogènes. Comme facteur endogène, on…

Parredaction Catégorie Dossiers le 2 septembre 2020 Étiquettes : , , , ,

La situation économique difficile de nos pays africains est due à des facteurs exogènes et endogènes. Comme facteur endogène, on peut citer la corruption, la mauvaise gestion, etc. Les affaires de détournements de fonds publics et d’abus de biens sociaux sont multiples dans le public, le parapublic, le privé, le social et l’humanitaire.

Pour lutter contre la corruption, le gouvernement du Togo a envisagé plusieurs mécanismes. Mais, pour une lutte plus efficace contre le fléau, Faure Gnassingbé entend solliciter l’expertise de l’avocat Akere Muna.

Les mécanismes de lutte contre la corruption au Togo

Dans la lutte contre la corruption, la Commission nationale de lutte contre la corruption et le sabotage économique a été créé. Ceci par décret n°2002-030/PR du 27 mai 2002. Mais, sa mission ne correspond plus aujourd’hui à la réalité sur le terrain. Ce qui justifie la création d’une Agence nationale. Lutter contre la corruption, c’est promouvoir le développement et la lutte contre la pauvreté dans nos pays.

En 2015, la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilée (HAPLUCIA) a été créée. En 2017, elle est installée et un appel a été lancé à une tolérance zéro à l’égard de la corruption. Il s’agit également de dénoncer sur un numéro vert (8277) tout acte de corruption.

Mais, la lutte contre la corruption qui gangrène l’administration togolaise n’a pas donné assez de résultats. A en croire le président de la Haute Autorité, « le problème du Togo, c’est l’impunité ».

Face à ces carences, le chef de l’Etat vient de poser une fois encore un acte salutaire en sollicitant une expertise étrangère.

Faure Gnassingbé va solliciter l’expertise de l’avocat Akere Muna

La lutte contre la corruption reste et demeure au cœur de la politique du Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé.
En effet, dans sa quête de tolérance zéro, le dirigeant togolais s’apprête à solliciter l’expertise de l’avocat camerounais, Akere Muna. A ce dernier, le chef de l’Etat vient de faire des confidences lors d’un entretien à Lomé.

« Chaleureuse ». Voilà le qualificatif employé par l’avocat à sa sortie d’audience avec Gnassingbé. « Très impressionné par son insistance à lutter contre la corruption et à promouvoir la bonne gouvernance », avance-t-il.

Faure Gnassingbé aurait exploré la lutte contre la corruption sur tous les plans avec l’avocat. Il aurait également insisté sur sa détermination à faire en sorte « qu’elle ne rende pas inefficace la lutte contre la pandémie de Covid-19 ».

Ancien bâtonnier camerounais, Akere Muna travaille présentement auprès de la République démocratique du Congo comme expert indépendant recruté par le PNUD. Il travaille sur les questions de lutte contre la corruption. Dirigera-t-on vers le même schéma au Togo ?

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