Togo : l’économie bleue, l’une des priorités du nouvel exécutif togolais

Pour réussir l’exécution de son Plan National de Développement (PND), le gouvernement togolais compte sur le renforcement du partenariat public/privé….

Parredaction Catégorie Economie le 7 octobre 2020 Étiquettes : , , , , , ,

Pour réussir l’exécution de son Plan National de Développement (PND), le gouvernement togolais compte sur le renforcement du partenariat public/privé. Il s’agit de promouvoir, à travers des investissements, les secteurs pourvoyeurs de richesse, comme par exemple le domaine maritime.

Le domaine maritime est pourvoyeur de ressource. C’est, en tout cas, ce qu’ont compris les autorités togolaises. Ces dernières ont ainsi décidé d’en faire un acteur clé dans la réalisation du Plan National de Développement (PND). Dans ce sens, un ministère est dédié au secteur, et actuellement placé sous la houlette de Edem Kokou Tengue. Le ministre a également en charge le secteur de la pèche et de la protection côtière.

Ce dernier sera face à de nombreux défis, notamment le développement des activités maritimes. Et, sur ce registre, le Togo peut compter sur les atouts dont regorge son port, qui demeure l’un des plus performants en Afrique. Aussi, les infrastructures dont dispose le pays en matière portuaire permettent de faire du secteur maritime un hub économique.

Un secteur réglementé

Le secteur maritime au Togo est réglementé par des lois, à travers le Haut Conseil pour la Mer (HCE). Ainsi, les statuts portant réglementation du domaine maritime fixent les espaces maritimes sous la juridiction nationale. Le ministère des affaires maritimes, qui devient ministère de l’économie maritime, s’occupe donc des autorisations d’installations sur les plages ou bordures maritimes. Contrairement à ce que pensent certains, cette prérogative n’est pas accordée aux mairies.

La loi définit également les conditions et modalités de transports maritimes concernant les bateaux qui accostent à Lomé. Elle précise les conditions de pêches au Togo, ainsi que les autres activités exercées dans le secteur maritime. Le document permet au pays d’avoir une base solide en matière de gestion maritime, et par ricochet, bien mener une politique nationale dans ce secteur économique. C’est d’ailleurs l’une des visions premières du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé. Il y a quelques années, le Togo accueillait un sommet international sur la sécurité maritime.

Lever les obstacles

Il est difficile de parler de domaine maritime sans mentionner les problèmes que rencontrent les populations sur les côtes. Il s’agit, notamment de l’érosion côtière qui constitue un problème majeur pour les populations vivant de la pêche. A cela s’ajoute les installations anarchiques sur les côtes, les plages, etc. Sur ce point, des mesures sont déjà prises, notamment pour faire déguerpir ces installations non-règlementaires.

En ce qui concerne les atouts, le Togo peut compter sur ses installations portuaires. Des installations qui permettent de booster l’économie maritime. Mais, les autorités doivent aussi faire face à un autre défi : préserver les océans et ses ressources.

Somme toute, le Togo met de plus en plus un accent sur l’économie bleue. Et pour cause, le pays dispose d’un port favorable à un essor de ce type d’économie.

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