vendredi, décembre 9, 2022


Togo : le REEM révèle une très forte pollution de l’environnement marin

Alors que des solutions sont en train d’être envisagées par le gouvernement togolais pour pallier la pollution de l’air à…

Parredaction Catégorie Société le 29 juin 2022 Étiquettes : , , ,


Alors que des solutions sont en train d’être envisagées par le gouvernement togolais pour pallier la pollution de l’air à Lomé, l’état de l’environnement marin urge. Selon le premier rapport du Togo sur l’état de l’environnement marin (REEM) présenté mardi 28 juin 2022, les résultats sont inquiétants. Le rapport produit par le Projet d’Amélioration du Système d’Information Environnementale du Togo (PASIET) a été présenté à Lomé au cours d’un atelier national de validation des documents du REEM réalisé par le ministère de l’Environnement avec l’appui de l’Allemagne. Il incombe de trouver des mesures résilientes.

Un bilan catastrophique d’après le REEM

Le premier rapport du Togo sur l’état de l’environnement marin révèle que les résultats ne sont pas bons. Près de 900 hectares d’espace de mangrove perdus en 20 ans. Par conséquent, la mangrove est en phase de disparition.

Togo : le REEM révèle une très forte pollution de l’environnement marinEn effet, la pollution générée par les industries et l’organisation galopante impacte l’océan. Cette pollution provient des eaux usées, des hôtels, des mines, des argiles ou boues de phosphate, des rejets industriels, relève l’étude. A cela s’ajoutent les déchets urbains qui finissent dans la mer.

Soulignons que ce rapport répond à différents objectifs internationaux. Il contribue au Mécanisme régulier des Nations Unies, à savoir l’Évaluation mondiale des océans. Ainsi, un financement est mis à disposition afin de produire le présent REEM via le Programme IKA du Ministère allemand de l’environnement. Le but est d’appuyer le Togo dans son processus de se conformer aux dispositions internationales et régionales (déclaration de suivi auprès de la Convention d’Abidjan).

A titre de rappel, le gouvernement togolais estimait que « cette pollution résultant des sources terrestres a atteint un niveau aujourd’hui alarmant, avec une moyenne de 13 mille morceaux de déchets plastiques présents sous chaque kilomètre carré d’océan, soit l’équivalent d’un camion-poubelle de plastiques déversé dans les océans chaque minute ». C’était à l’occasion de la journée mondiale des océans le 08 juin 2022.

Renforcer la gestion de l’environnement marin au Togo

Une rencontre avait été tenue du 21 au 22 avril 2022 consacrée à la gestion des mangroves. Elle était organisée dans le contexte d’un atelier de plaidoyer sur le projet dénommé « PAPBio C1- Mangroves ». Une initiative du Programme d’appui pour la préservation de la biodiversité et les écosystèmes fragiles, ainsi qu’à la gouvernance régionale et au changement climatique en Afrique de l’Ouest (PAPBio) et du Programme de gestion du littoral ouest Africain (WACA) sur la résilience côtière.

Togo : le REEM révèle une très forte pollution de l’environnement marinEn mai 2022, trois projets étaient annoncés : Le premier est relatif à l’appui à la création et à la gestion d’un écosystème de mangrove et biosphère de Mono initié par la commune Lacs 1. Le deuxième projet concerne l’Évaluation de vulnérabilité des écosystèmes marins et côtiers et l’adaptation aux changements climatiques, élaboré par l’Université de Lomé.  Le troisième est intitulé « Renforcement de la capacité de gestion et l’autonomisation des associations, groupes d’usagers, ONG locales pour une gestion durable des écosystèmes de mangroves dans le Mono-Volta ». Il est initié par l’ONG Agbo Zégué.

En fait, l’Etat togolais avait déjà connaissance de la pollution de l’environnement marin, mais cette fois-ci, la situation s’avère beaucoup plus préoccupante. Il faudra d’une part renforcer les actions déjà mises en œuvre. Plus loin, envisager de nouvelles approches pour un long terme.

Perside Katanga

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