Togo : le gouvernement s’engage à lutter contre l’apatridie

Le parlement togolais a approuvé l’adhésion du Togo à la convention sur la réduction des cas d’apatridie. Cette loi votée…


Le parlement togolais a approuvé l’adhésion du Togo à la convention sur la réduction des cas d’apatridie. Cette loi votée à l’unanimité ce mercredi, 04 novembre 2020, a été adoptée le 30 août 1961 à New York aux États-Unis. Par ce geste, le Togo vient de se doter de moyens devant contribuer à freiner le phénomène de l’apatridie.

En effet, un apatride est une personne n’appartenant à aucune patrie ni nationalité ou qui a été privée. L’apatridie est un phénomène qui touche environ 10 millions de personnes dans le monde et 750.000 en Afrique de l’Ouest. Ces chiffres relèvent du Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), l’organisation onusienne chargée des questions relatives à l’apatridie.

Lutter contre les cas d’apatridie

Le ministre des droits de l’Homme, de la Formation à la citoyenneté, des Relations avec les Institutions de la République, Christian Trimua, a pris part aux travaux des députés. Au nom du gouvernement, il a expliqué aux élus du peuple le bien-fondé de cette loi qui a été soumise à leur vote.

L’adhésion du Togo à la convention sur la réduction des cas d’apatridie permettra désormais de lutter efficacement contre l’apparition de nouveaux cas d’apatridie. C’est ce qu’a laissé entendre Christian Trimua. Aussi, a-t-il ajouté, cela permettra de mettre en œuvre les différents engagements auxquels le pays a souscrit.

Préserver les droits des personnes apatrides

Le Togo est le 13ème Etat de la sous-région ouest africaine à ratifier cette convention. Cette ratification donne donc au pays, l’instrument juridique de gestion efficace des cas d’apatridie. Les personnes ayant un attachement particulier avec le Togo pourrait désormais tirer profit de cet outil juridique.

« Nous consolidons une fois encore les droits humains, les droits des personnes qui vivent avec nous sur notre territoire ou ailleurs et qui n’ont pas de rattachement national », a expliqué le ministre Christian Trimua.

La convention adoptée comprend, au total, un dispositif de vingt et un (21) articles portant sur divers sujets. Les textes abordent entre autres la création par les États d’un organisme chargé de recevoir et d’examiner les demandes de toute personne en situation d’apatridie.

Comments


Laisser un commentaire


Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *