Togo : la FOSAP formée pour mieux garantir les libertés individuelles et collectives dans le septentrion

Comment respecter les libertés individuelles et collectives en période d’état d’urgence sanitaire ? C’est la thématique qui a retenu l’attention…

Parredaction Catégorie Dossiers le 15 septembre 2020 Étiquettes : , , ,

Comment respecter les libertés individuelles et collectives en période d’état d’urgence sanitaire ? C’est la thématique qui a retenu l’attention des agents de la Force Sécurité Anti Pandémie (FOSAP) de la région septentrionale. L’atelier de formation a été organisé à Kara par la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) le vendredi 11 septembre 2020.

Suite à l’apparition de la Covid-19 au Togo, cette force spéciale a été créée pour faire appliquer les mesures de protection. Ceci afin d’épargner les populations et de contenir la propagation du virus. Pour la mise en œuvre de l’état d’urgence en respectant les droits de l’homme, il urge de les outiller.

Maintenir l’équilibre

Au cours de cette session de formation, les agents de la FOSAP ont été entretenus sur plusieurs points. Il s’agit des sanctions encourues en cas d’infractions par les agents, des relations entre eux et la communauté et autres. Ceci afin de mieux les outiller sur leurs missions.

Concrètement, il leur a été rappelé les principes fondamentaux qui gouvernent un état d’urgence sanitaire. C’est-à-dire comment les agents peuvent permettre en dépit des mesures barrières que l’essentiel des droits du citoyen soit respecté.

Pour Martin Messan Komlan, Secrétaire général de la CNDH, le plus important est de chercher le juste équilibre. Ainsi, un minimum de droit pourrait être sauvegardé. « Il faut éviter que les agents qui sont appelés à mette en œuvre les mesures de restrictions puissent créer une situation de non droit », a déclaré le secrétaire du CNDH.

Davantage de professionnalisme

Grâce à cette formation, les participants sont à présent mieux outillés pour jouer leurs rôles. Les connaissances reçues devraient concourir à une plus grande efficacité sur le terrain. Car les agents ont pu prendre conscience de la nécessité à garantir les libertés individuelles et collectives malgré la Covid-19.

« C’est par la garantie des droits des citoyens que se justifie la force publique », a indiqué Mme Nakpa Polo, Présidente du CNDH. Par conséquent, les bavures ou violations de libertés autrefois constatées lors de l’application de l’état d’urgence appartiennent au passé.

Cet atelier s’inscrit dans une série d’actions déjà entamées par la CNDH contre la pandémie du coronavirus. Il vient en soutien aux efforts multiples du gouvernement. La démarche assure désormais aux populations, paix et la cohésion sociale au Togo.

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