Togo/Erosion côtière : NADDAF attire l’attention des députés sur la précarité des femmes victimes du phénomène

L’érosion côtière a d’énormes conséquences sur les populations du littoral, en particulier les femmes de Baguida. Le quotidien de ces…

Parredaction Catégorie Dossiers le 22 septembre 2020 Étiquettes : , , , ,


L’érosion côtière a d’énormes conséquences sur les populations du littoral, en particulier les femmes de Baguida. Le quotidien de ces dernières a fait l’objet d’un film documentaire produit par l’association Nouvelles Alternatives pour le Développement Durable en Afrique (NADDAF). Cette œuvre a été donc présentée à la commission de l’Environnement et des changements climatiques de l’Assemblée Nationale (CECCAN).

C’était au cours d’une rencontre de plaidoyer avec ladite commission, vendredi dernier. Le but de cette diffusion est de permettre aux élus du peuple de toucher du doigt les conséquences néfastes de l’érosion côtière.

Un plaidoyer de haut niveau en faveur des victimes de l’érosion côtière

Réalisé en février 2020 dernier, le documentaire est dénommé « les oubliés de la côte ». Il présente, d’une part, l’impuissance des femmes de Baguida face à l’avancée de la mer. D’autre part, la réalisation démontre leur impuissance face à la destruction de leurs activités économiques par l’érosion côtière.

En effet, Baguida est une localité située à l’Est de Lomé et qui est une zone proche de la mer. L’association NADDAF accompagne depuis un an les victimes de ce phénomène du changement climatique. Pour mieux protéger les victimes de l’érosion côtière, NADDAF a jugé nécessaire d’impliquer les ministères et l’Assemblée Nationale.

À travers la rencontre avec la commission environnement et changement climatique à l’hémicycle, elle entend donc faire un véritable plaidoyer. Le but, a expliqué Komlanvi Adjivéna KOISSI, est d’apporter une assistance de haut niveau afin de renforcer leur résilience. M. KOISSI est le responsable des questions liées à l’environnement à NADDAF.

Une démarche qui renforce les plans de la CECCAN

L’initiative de NADDAF est un stimulus qui vient réveiller la CECCAN dans l’évolution de ses projets et programmes en faveur des victimes de l’érosion côtière. C’est ce qu’a fait savoir le Président de la CECCAN, honorable Anani Kokou Kpomegbe.

Aussi, la CECCAN a prévu avant l’arrivée de la Covid-19, organiser des descentes sur le terrain. Celles-ci devraient lui permettre de recueillir des informations relatives aux difficultés et problèmes sur les côtes de Katanga, Hilacondji et Aného.

Par ailleurs, le plaidoyer de NADDAF permettra aux députés chargés des questions environnementales de procéder à la révision des codes et lois miniers. Il s’agit de faire l’état des lieux des lois qui ne sont pas appliquées, ni respectées sur le terrain. « Et voir ce qu’on peut ajouter ou retrancher pour pouvoir sauver les populations victimes de l’érosion côtière sur la côte togolaise », a précisé Anani Kokou Kpomegbe.

En rappel, NADDAF est une association apolitique, laïque et à but non lucratif, créée le 22 décembre 2013 à Lomé. Elle a pour but de contribuer à l’instauration d’une société plus juste, fondée sur les valeurs de développement.

Comments


Laisser un commentaire


Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *