Togo: de la nécessité de promouvoir l’image des femmes dans les médias

Selon l’Association des Journalistes pour la Promotion des Droits de l’Homme (AJPDH), les médias ne contribuent pas à la promotion…


Selon l’Association des Journalistes pour la Promotion des Droits de l’Homme (AJPDH), les médias ne contribuent pas à la promotion de la femme. L’organisation dit avoir constaté le fait que les médias font souvent dans la dégradation de l’image de la femme. Aussi, cette dernière est réduite à son apparence physique tant dans les médias qu’au sein de la société.

Le sujet a fait l’objet de discussions le mercredi, 20 janvier 2021 à Lomé. C’était au cours d’une conférence-débat organisé par l’AJPDH sur le thème : « l’image de la femme dans les médias et au sein de l’opinion : rôle et responsabilité des médias ».

Contribuer à la promotion de la femme

« Cette conférence débat est partie de la base de l’observation des commentaires et des propos un peu sexistes, phallocratiques, misogynes et même patriarcaux suite aux différentes nominations des femmes aux postes de responsabilité dans notre pays ces derniers temps », a expliqué Estelle Koudjonou, Présidente de l’AJPDH.

Pour la femme de médias, ces comportements remettent en cause les compétences des femmes à assumer des rôles qui leurs sont confiées. Que la femme soit engagée ou non, poursuit la patronne de presse, elle joue un rôle assez cher pour la construction de la société.

« Elle se doit de se faire respecter à travers l’image qu’elle donne d’abord elle-même et l’image que les médias et l’opinion lui donne dans le traitement de l’information », a-t-elle ajouté. Estelle Koudjonou a donc invité la gente féminine à s’affirmer à travers ses compétences. L’exercice, a-t-elle précisé, ne pourra pas éradiquer le phénomène, mais peut amoindrir les propos sexistes qui empêchent la femme de s’engager véritablement dans la société.

Un devoir pour la HAAC

La Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication (HAAC) a été représentée à la table des discussions par Aminata Adrou. L’ancienne journaliste est la présidente du comité télévision au sein de l’institution. A l’en croire, la HAAC s’attelle au phénomène de la dégradation de l’image de la femme dans les médias.

En effet, la loi organique contient des articles qui stipulent que la HAAC, en qualité d’institution de régulation des médias, a la responsabilité de préserver l’image de la femme dans les médias. C’est ce qu’a fait savoir Aminata Adrou qui précise que la HAAC sensibilise les acteurs des médias dans ce sens.

Ces sensibilisations portent notamment sur les reportages trop sexistes concernant la femme ou encore les publicités qui montrent souvent les femmes complètement nues. « Nous attirons l’attention des responsables des médias sur l’existence de cette loi. Je peux vous assurer que nous sommes écoutés mais il y a encore de efforts à faire », a-t-elle déploré.

Pour les jours à venir, a-t-elle annoncé, nous sommes en train de réfléchir à amener tous les médias notamment les télévisions à faire respecter la signalétique à travers leurs programmes.

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