Togo/Cinéma : la nouvelle réalisation de Boris Kpadenou qui captive les attentions

Boris Kpadenou est un jeune réalisateur togolais évoluant dans les films d’animation. Il vient de réaliser une bande dessinée qui…

Parredaction Catégorie Culture le 19 septembre 2020 Étiquettes : , , , ,

Boris Kpadenou est un jeune réalisateur togolais évoluant dans les films d’animation. Il vient de réaliser une bande dessinée qui sensibilise sur la scolarisation de la gente féminine au Togo. Cette œuvre est dénommée « Mofiala ».

De l’Ewe, une langue locale du sud-Togo, « Mofiala » signifie littéralement « montrer le chemin », donc « le guide ». Il s’agit donc d’un court métrage d’une vingtaine de minutes. Celui-ci sera jusqu’à la fin de l’année 2020, disponible sur les écrans télévisés.

« Mofiala », pour montrer l’importance de l’éducation de la jeune fille

D’après Boris Kpadenou, « Mofiala » est une œuvre qui vient montrer la voie aux familles et à la population. Puisqu’elle parle de l’importance de la scolarisation de la jeune fille. « Un investissement dans un lendemain meilleur pour une nation prospère », a-t-il expliqué.

Le film parle d’une mère qui a envoyé sa fille à l’école malgré l’interdiction de sa communauté et de son époux. En effet, ce dernier ordonnait le mariage précoce et forcé de la jeune fille. Mais plus tard, cette dernière, diplômée (médecine) retourna au village pour sauver son village où sévissait une épidémie.

Il faut préciser que ce dessin animé sera disponible non seulement en français, mais aussi dans certaines langues locales du pays. Le film, a expliqué son réalisateur Boris Kpadenou, vise à encourager l’envoi des jeunes filles à l’école.

Boris Kpadenou, un mordu du dessin animé

De son vrai nom Kpadénou Kossi Hunkpati, Boris Kpadénou est directeur et promoteur de la maison « Aruka Studio ». À 36 ans, il a, à son actif, une trentaine de productions dont 18 courts métrages. Il y a trois ans, le cinéaste a réalisé un court métrage d’animation dénommé « grossesse à l’école ».

Cette réalisation avait pour objectif de sensibiliser les jeunes filles principalement sur la grossesse en milieu scolaire. Faute de moyen financier, indique l’auteur, ce court métrage n’a pas connu grand succès comme les trois autres qui sensibilisent sur la sécurité routière.

Boris Kpadénou a des projets à long terme. Il envisage réaliser 100 contes africains en dessins animés, à travers le programme « Valeurs d’Afrique ». Celui-ci va s’étendre sur 20 ans, dont 5 contes par an suivis de colloques annuels.

À travers le dessin et le cinéma, le réalisateur entend contribuer à la restauration de l’identité culturelle de l’Afrique.

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