Togo/Agriculture : le gouvernement prêt à développer les activités des ranches d’Adélé et de Namiéle

En vue de booster le secteur agricole, l’Etat entend appuyer le suivi agropastoral dans les zones de transhumances. Il envisage…

Parredaction Catégorie Economie Société le 30 septembre 2020 Étiquettes :

En vue de booster le secteur agricole, l’Etat entend appuyer le suivi agropastoral dans les zones de transhumances. Il envisage aussi d’accompagner les contrats de fumure ou de pacage et d’exploitation de résidus agricoles entre éleveurs et agriculteurs. Tout ceci vise à promouvoir la culture fourragère et l’insémination artificielle. Mais la réalisation de ces projets exige la disponibilité de vastes espaces.

Après étude approfondie, les localités d’Adélé et de Namiéle disposent d’espaces pour l’expérience. Les objectifs de ces projets sont divers et variés. Ce qui démontre une fois encore la volonté du gouvernement à soutenir le secteur agricole à travers la mise en œuvre du PND.

Les objectifs du projet des ranches

Dans l’optique de développer l’élevage, le gouvernement a œuvré pour la mise en place des ranchs. Ceux-ci devraient permettre d’intensifier l’élevage à travers la génétique, la conduite rationnelle des troupeaux, la production fourragère et le rationnement. Ils devraient également permettre la vulgarisation des techniques d’élevage et la gestion technico-économique des exploitations.

En dehors de ces objectifs, il est envisagé le développement des chaînes de valeur, fourrage-lait-viande. Ceci en mettant en place une synergie avec les élevages jouxtant ces ranches, mais aussi éventuellement avec les troupeaux transhumants. Ces derniers qui arrivent périodiquement sur le territoire togolais.

Compte tenu de leurs superficies et de leur géolocalisation, les ranches d’Adélé et de Namiéle peuvent jouer ce rôle. Ils ont respectivement 16 000 ha et 7 000 ha, dans les préfectures de Blitta et de l’Oti.

Adélé dispose des rivières, sources d’abreuvement des animaux : Talaboutiti, Koflo, Atiékou, parcs à rénover, un château d’eau alimenté par un forage à rendre fonctionnel.

Le ranch de Namiéle dispose, de son côté, d’un barrage de 400 000 mètre cubes d’eau, avec un complexe de pompage.

Une volonté de moderniser le secteur agricole à travers le PND

Ces activités de ranch s’inscrivent dans la mise en œuvre de la politique de modernisation du secteur agricole. Une modernisation en lien avec l’axe 2 du Plan National de Développement (PND 2018-2022). En effet, le gouvernement compte accroître la capacité de ces sites pour accueillir un plus grand nombre de troupeaux. Allusion est surtout faite aux troupeaux transhumants ou les troupeaux en difficultés.

Pour atteindre cet objectif, il est prévu de former des éleveurs et des agro éleveurs sur les techniques d’embouche. La réhabilitation des forages et des retenus d’eau est aussi envisagée. Il est également prévu la construction des parcs de vaccination, des parcs de quarantaine, des postes de contrôle sanitaire. A ceci s’ajoutent la mise en place d’un programme de prophylaxie pour les maladies prioritaires.

Une formation aux bonnes pratiques est également prévue. Elle concerne la transformation du lait en fromage et le respect des normes d’hygiène et de traçabilité.

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