Togo/Semaine nationale du cinéma togolais: lancement de la 4ème édition

La salle de cinéma Canal Olympia de Godopé a accueilli, lundi 23 novembre, le lancement officiel de la semaine nationale…

Parredaction Catégorie Culture le 25 novembre 2020 Étiquettes : , , , , , , , , , ,

La salle de cinéma Canal Olympia de Godopé a accueilli, lundi 23 novembre, le lancement officiel de la semaine nationale du cinéma togolais. C’est une semaine exclusivement consacrée aux œuvres et réalisations cinématographiques du Togo.

Cette 4ème édition de la semaine nationale du cinéma togolias a donc pour particularité la mise à l’honneur de Do Kokou Jacques et Feu Abalo Kilizou Blaise.

Des honneurs mérités

Ces prix d’honneur ont été remis par le Ministre de la culture et du tourisme, Dr Kossi Gbényo LAMADOKOU, en présence de ses collègues, membres du gouvernement. Un signe de reconnaissance de la nation toute entière pour services rendus au 7e art qu’est le cinéma togolais.

M. Do Kokou est cinéaste, mais aussi photographe professionnel, reconnu de par le monde lors de grands événements cinématographiques. Il avait participé au festival de Cannes en 2012 et à celui de Moscou où il a remporté le prix de Bronze.

Son premier film intitulé « Kouami ou l’exode malversée » en 1974 avait déferlé la chronique à l’époque. Il est également l’initiateur du Cinéma itinérant (CIT) et des rencontres du cinéma et de la télévision du Togo (RECITEL) et auteur de nombreux clichés portant sur le patrimoine culturel national.

Le second hommage a été rendu, à titre posthume, au Feu Abalo Kilizou Blaise. C’est son épouse, toute émue, qui a recu le trophée de son défunt époux. Il avait réalisé son premier docu-fiction intitulé « Dix ans de pouvoir du Président Eyadéma » en 1976. Il avait ensuite lancé son premier long métrage « Kawilassi » ou « Sabin, la mort et moi » en 1995.

Ce film lui a valu le titre du 1er Togolais à obtenir un prix spécial du développement humain au Festival panafricain du cinéma et de la télévision d’Ouagadougou (FESPACO). D’autres œuvres, telles que « Venu de France », « La révolte de l’ombre », « Le cri du silence », « Le mirage de l’espoir » portent son empreinte artistique.

Semaine du cinéma togolais, un évènement organisé différemment

La pandémie de la Covid-19 a un peu bousculé le programme de la semaine du cinéma togolais cette année. Une vingtaine de productions audiovisuelles et cinématographiques, fictions, documentaires, séries et films d’animation, réalisées par des cinéastes togolais, seront projetés. Ces projections se feront essentiellement sur les chaînes de télévisions partenaires à savoir TVT, TV2, Radio et Télévision Delta Santé (RTDS) et New World TV.

Le Ministre a tenu à informer sur l’importance que représente ce secteur dans la politique du président de la République. « Si le cinéma togolais occupe une place particulière dans les ambitions culturelles et artistiques au Togo, c’est qu’il a le potentiel de créer des liens, de produire des émotions, de générer des sentiments et de rapprocher les hommes », a-t-il déclaré.

« Il est également un secteur pourvoyeur d’emplois et de création de richesse. C’est pour cela que le Président de la République, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, n’a de cesse de multiplier les actions pour renforcer le secteur culturel national dans son ensemble et particulièrement le cinéma togolais », a ajouté M. le Ministre.

Cela afin de faire des arts et de la culture, une vitrine séduisante du Togo à l’aune de son ambitieuse politique culturelle. Il n’en veut pour preuve que l’adoption, entre autres, de la loi portant statut de l’artiste en République togolaise en 2016 et du code du cinéma togolais dont le processus d’adoption a fort évolué, a-t-il renchéri.

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