[EDITO] Le secteur éducatif au Togo : que comprendre de la décision d’interdiction des cours de répétition payants dans les établissements scolaires ?

Le secteur éducatif au Togo est à repenser. Les peuples méritent leurs dirigeants, dit-on souvent. Comprenez : le peuple est…

Parredaction Catégorie Dossiers le 10 mars 2021 Étiquettes : , , , ,

Le secteur éducatif au Togo est à repenser. Les peuples méritent leurs dirigeants, dit-on souvent. Comprenez : le peuple est passif devant les méfaits des dirigeants ou est aussi de mauvaise foi que les dirigeants.

Mais faisons l’exercice de prendre cet adage populaire à contrario et posons-nous ces questions essentielles : les dirigeants, méritent-ils les peuples qu’ils ont ? La passivité des populations, ne peut-elle pas nuire aux efforts des dirigeants ?

secteur éducatif au Togo une priorité du gouvernement

En effet, résolument engagé dans l’amélioration des conditions de vie de ses populations, le chef de l’Etat a initié, à travers son gouvernement actuel, diverses actions. Parmi celles-ci, on peut citer la gratuité de la césarienne, la prise en charge gratuite de la femme enceinte, mais aussi la gratuité de la scolarité au cours primaire.

Pour ne mentionner que ces quelques actions, il serait en tout point intéressant qu’on s’attarde précisément sur le secteur éducatif au Togo qui est secoué par l’actualité ces derniers jours. Il s’agit de l’interdiction par le ministre des enseignements primaire et secondaire, des cours de répétition payants organisés par les enseignants dans les écoles publiques et privées.

Qu’il nous en souvienne, le chef de l’Etat avait décidé de rendre gratuit l’enseignement au primaire pour tous les enfants. Décision qui assurément va favoriser l’augmentation du taux d’alphabétisation (soutenu aussi par le programme des cantines scolaires). En outre, la chance est donnée à chaque élève de tirer le meilleur de lui-même pour s’assurer un avenir meilleur et donc l’évolution du pays. On ne peut occulter le fait que cette gratuité allège le poids financier de l’éducation au Togo des enfants aux parents.

Cela dit, ne devons-nous pas soutenir cette action en lui permettant de porter des fruits ? Que non ! Résultats, certains des premiers responsables de l’exécution de cette décision ont érigé un système obligeant les enfants, par diverses manœuvres, à débourser de l’argent pour suivre des cours parallèles baptisés “cours de remise à niveau”. Ce qui, à la fin du mois, constitue une charge financière pour les parents.

Que vaut alors cette action du gouvernement dans le secteur éducatif au Togo ? Ces enseignants, qui ont vu leurs traitements améliorés ces dernières années, contribuent-ils à faire aboutir les autres actions du gouvernement au profit d’autres couches sociales ?

Que dire alors des parents, qui chaque mois, contribuent à pérenniser ce système qui sort du cadre légal en débordant ces sommes exigées, sans dénoncer cette pratique.

Que dire alors des élèves, qui se retrouvent entre le marteau et l’enclume d’un cours par ci, d’un autre par-là, sans pouvoir jouir des temps de repos hebdomadaires institués par le gouvernement dans le programme scolaire annuel. Les pauvres !

Voici comment la population peut occulter les bonnes actions du gouvernement et sans souvent s’en rendre compte.

secteur éducatif au Togo une affaire de tous

Il incombe donc à chacun de jouer son rôle dans l’édification de la nation. La décision prise par le ministre des enseignements primaire et secondaire, Prof Dodji Kokoroko, est salutaire en ce sens qu’elle va assainir le secteur éducatif  au Togo et permettre de redéployer les énergies dans le sens qu’il faut. Mais au-delà, l’action doit être poursuivie en incluant les acteurs de l’enseignant dans la veille ; ceci à travers des sensibilisations, des formations et des responsabilisations. Il convient également de soutenir les enseignants du privé qui sont mal logés par rapport à leurs collègues du public. Ce qui peut justifier, un tant soit peu, ces pratiques à leur niveau.
Dans le secteur éducatif au Togo, les parents ont aussi leur rôle à jouer, qui est celui de dire non à ces pratiques en les dénonçant.

Nous pouvons donc conclure que la mauvaise foi n’est pas l’apanage des dirigeants souvent accusés à tort ; mais un puits d’insouciance dans lequel baigne malheureusement une bonne partie de la population. Chacun doit donner du sien pour sortir le Togo de la léthargie toujours dénoncée par la population.

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