Nigeria : rénovation du Third Mainland, un calvaire pour les habitants de Lagos

Deuxième plus grand pont d’Afrique, le pont Third Mainland est partiellement fermé depuis le 28 juillet 2020. Ceci en raison…

Parredaction Catégorie international le 11 août 2020 Étiquettes : ,

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Deuxième plus grand pont d’Afrique, le pont Third Mainland est partiellement fermé depuis le 28 juillet 2020. Ceci en raison des travaux de rénovation. Alors les habitant de Lagos éprouvent d’énormes difficultés à accéder à la capitale des affaires.

Le pont Third Mainland s’étendant sur près de 12 kilomètres au-dessus de la lagune de Lagos, la rénovation devrait durer six mois. Cet ouvrage, bien que bénéfique, perturbe fortement la circulation de la population de la capitale et surtout l’économie du pays.

 Rénovation du pont Third Mainland, le trafic au ralenti

Que ce soit le matin ou le soir, le pont Third Mainland est emprunté par des dizaines de milliers de voitures. C’est un flot immense de travailleurs qui font ce trajet au quotidien. Cette densité de la circulation est le plus souvent remarquable aux heures de pointe.

Même si les habitants de Lagos ont l’habitude des bouchons infernaux, la fermeture partielle du pont Third Mainland est vécue comme un véritable supplice. D’autant plus que les alternatives proposées pour gérer au mieux le trafic s’avèrent insuffisantes.

« Hier j’ai passé cinq heures dans les bouchons. C’est trop de fatigue », s’est exclamé Cyril Oyenuga. « Mais je n’ai pas le choix, il faut bien que je travaille », avait-il rajouté.

Une économie affectée

Le transport joue un rôle essentiel dans le développement économique des pays. Aussi, il contribue au bien-être des populations. Ainsi, la fermeture partielle du pont Third Mainland impacte sérieusement l’économie du Nigéria.

Pour Bismarck Rewane, économiste nigérian, l’économie du pays déjà anéantie par la Covid-19, devrait encore plus chuter: c’est-à-dire une perte de productivité pouvant se chiffrer à plus d’un milliard de dollars par mois.

Par conséquent, l’économie du Nigeria devrait se retrouver en récession. Ceci, avec une contraction d’au moins 3,4% en 2020, selon le FMI. Alors, « Il vaut mieux réaliser ces travaux maintenant. Plutôt que dans six mois, avec un coût encore plus élevé », a renchéri l’économiste.

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