vendredi, septembre 24, 2021


Opposition radicale togolaise : vers une fin silencieuse ?

L’opposition radicale togolaise tend vers la fin silencieuse.Depuis l’avènement de la démocratie à partir des années 1990 en Afrique, le…

Parredaction Catégorie Politique le 24 juillet 2020 Étiquettes :


L’opposition radicale togolaise tend vers la fin silencieuse.Depuis l’avènement de la démocratie à partir des années 1990 en Afrique, le Togo s’est inscrit dans la voie du multipartisme. Ce qui a permis la naissance de plusieurs partis de l’opposition. Les uns radicaux et les autres modérés.

Si la conquête du pouvoir demeure l’objectif premier de tout parti politique, il faut reconnaitre que l’opposition togolaise n’a pu conquérir le fauteuil présidentiel jusqu’à ce jour.

Après les dernières élections présidentielles qui confirment une fois encore l’échec de cette opposition, on se pose la question sur l’existence réelle de celle-ci.

L’opposition radicale togolaise, des échecs à répétition

En effet, dans les démocraties, l’opposition constitue un contre-pouvoir et incarne aussi la possibilité d’une alternance politique. Mais au Togo, si l’on n’a pas encore connu une alternance, cela dépend en partie de cette opposition. Elle est gangrénée par un mal incurable depuis fort longtemps. C’est la division en son sein.

En dépit de quelques unions circonstancielles, l’opposition radicale togolaise n’a jamais réussi à s’entendre sur le minimum. A causes des intérêts égoïstes. En témoigne les multiples candidats de l’opposition à chaque élection présidentielle.

Le dernier scrutin présidentiel a une fois encore démontré la division de l’opposition autour d’une candidature unique. Ainsi, face au président sortant Faure Gnassingbé, six autres postulants de l’opposition radicale togolaise, aspirent à la présidence du Togo. Il s’agit de Jean-Pierre Fabre de l’ANC, Agbéyomé Kodjo du MPDD et candidat de la dynamique Kpodzro, Me Tchassona Traoré du MCD, Prof Komi Wolou du PSR, Dr Georges William Kouessan de Santé du Peuple et Aimé Tchabouré Gogué de ADDI.

Tous se réclament de l’opposition. Malgré le scrutin à deux tours acté par les nouvelles réformes constitutionnelles, Faure Gnassingbé est élu dès le premier tour avec plus de 70 % des suffrages exprimés. Un résultat contesté par l’opposition qui accuse le gouvernement de fraude électorale. Des dénonciations habituelles à chaque élection sans éléments évidents de preuve.

A cette division s’ajoutent, un manque de stratégies, de vision et surtout de moyens financiers. Après ce dernier fiasco, l’opposition togolaise semble perdre ses leaders, ce qui fait penser à son éventuelle disparition.

Une fin patente de l’opposition radicale togolaise

Aujourd’hui, une analyse de la scène politique togolaise laisse penser à une opposition radicale togolaise en voie de disparition. Une fin qui ne signifie pas qu’il n’y aura plus de partis d’opposition, mais de quelle opposition avec quels leaders.

En effet, depuis que les partis de l’opposition radicale togolaise ont entamé la lutte pour l’alternance, plusieurs stratégies ont été développées, afin de contraindre le pouvoir à céder. Peine perdue.

A la mort du président Eyadema Gnassingbé, certains ont pu rêver à une alternance comme si leur lutte visait uniquement la personne du feu président. Ils se verront gouverner par le président Faure depuis 2005 à nos jours. Si les élections de 2005 ont été émaillées de violences, celles de 2010, 2015 et 2020 seront apaisées et sans violences.

Le régime de Faure Gnassingbé a connu la participation des opposants emblématiques à la gestion du pays tels que Gilchrist OLYMPIO, Me Yawovi AGBOYIBO, le professeur GNININVI, Edem KODJO.

Si ces ténors opposants ont péché, aux yeux des Togolais, pour avoir participé à la gestion du pays, ils seront remplacés par d’autres à savoir Jean Pierre Fabre comme chef de fil et un certain Tchikpi ATCHADAM, la tendance ne sera pas renversée.

Malgré cela et selon la situation actuelle, il va sans dire que tous ces leaders de l’opposition radicale togolaise sont en train s’éteindre politiquement, bon gré mal gré.

A l’évidence, Tchikpi ATCHADAM est en exil, Agbéyomé KODJO dans le collimateur de la justice et dans le maquis depuis quelques jours, Jean Pierre Fabre qui ne représente que l’ombre de lui-même, Me Yawovi AGBOYIBO et Edem KODJO décédés.

Qui aujourd’hui pour continuer la lutte au sein de l’opposition ? Peut-être que c’est l’occasion pour une nouvelle génération d’opposants d’émerger.

 

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