Togo : la bonne nouvelle de la privatisation de la NSCT pour les Togolais

Le gouvernement togolais a décidé, il y a quelques semaines, de privatiser la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT Togo)….

Parredaction Catégorie Economie le 13 août 2020 Étiquettes : , , , ,

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Le gouvernement togolais a décidé, il y a quelques semaines, de privatiser la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT Togo). Ceci, dans le souci de lui donner une nouvelle dynamique et impacter positivement la croissance économique nationale. Le projet a été acté par l’Assemblée Nationale qui, le 29 juin dernier. Elle a donné son quitus pour que les autorités entreprennent les négociations avec la société Olam, un groupe singapourien.

Le 29 juin dernier, le Parlement togolais validait le projet de loi autorisant l’ouverture du capital de la NSCT au secteur privé. Il s’agira de la cession d’une ou de toute la participation de l’Etat dans le capital de cette société cotonnière née en 2009 des cendres de la Sotoco.

Une cessation de 51% est envisagée, sans pour autant détruire l’emploi des travailleurs et des cultivateurs de coton. Ces derniers sont réunis au sein de la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC). Laquelle fédération détient 40% du capital de la NSCT Togo.

Les raisons de cette privatisation de la NSCT Togo

A l’annonce de la privatisation de la NSCT Togo, les critiques ont fusé de toute part. Certains ont même évoqué une situation de difficultés économiques de la société pour essayer de justifier sa privatisation. Mais que nenni. Les autorités rassurent qu’il n’en est rien.

Au fait, si la NSCT Togo est en train d’être privatisée, c’est compte tenu des nouvelles exigences qu’offre le marché mondial en matière de production de coton. Dans ce sens, l’offre de la société singapourienne se trouve être la bonne pour redynamiser le secteur.

« L’opération ne répond ni à un souci d’améliorer la trésorerie de l’Etat, ni à un besoin de correction d’une quelconque mauvaise performance financière de cette société », indiquaient des sources au Ministère des Finances.

La NSCT Togo, de sources officielles, se porte bien, ainsi que l’atteste le résultat net qu’elle a dégagé en 2019 : 4,6 milliards de FCFA. « La privatisation annoncée s’inscrivait plutôt dans une vision de modernisation de la filière cotonnière avec en ligne de mire la création d’une chaine de valeurs, conformément à l’axe 3 du PND », précisait une source gouvernementale.

Une nouvelle dynamique sous fond de modernisation

Le Togo veut relancer son industrie cotonnière, qui, à une certaine époque, était un pionnier référentiel de son économie. Pour cela, il faut mettre les grands moyens en misant sur la modernité, en matière de production et de markéting.

C’est dans cette perspective que l’offre du groupe Olam est d’une grande utilité. D’ailleurs, la société a les capacités financières et logistiques pour financer un tel projet. La preuve, elle est déjà présente dans plusieurs pays où ses actions sont appréciées.

Il s’agit, entre autres, de la Côte d’Ivoire et du Tchad. Ce projet permettra de faire doubler la production cotonnière au Togo, alors que 116 000 tonnes de coton graine ont été produites sur la campagne 2019-2020, sur un objectif de 200 000 tonnes annuelles. Le projet permettra également de renforcer les infrastructures industrielles, former les producteurs de coton sur les nouvelles techniques, etc.

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