Mali : un civil tué par l’armée française

Les soldats de la force « Barkhane » ont tué accidentellement, mardi, un civil dans le nord-est du Mali. Ils…

Parredaction Catégorie Dossiers le 2 septembre 2020 Étiquettes : , , , ,

Les soldats de la force « Barkhane » ont tué accidentellement, mardi, un civil dans le nord-est du Mali. Ils effectuaient des tirs de sommation contre un bus qui refusait de ralentir en face d’un convoi militaire, selon l’état-major français. Deux autres ont été blessés.

La réaction de l’armée française

Selon la version de l’armée française, le bus se dirigeait à vive allure en direction du convoi militaire. Sommations verbales, gestuelles, premier tir de sommation, mais le bus ne s’arrête pas, détaille encore Barkhane. Dans la zone, la menace de véhicules suicides est élevée. La force française reconnaît qu’il y a eu un second tir de sommation dirigé vers le sol.

Mais, « ces premières mesures n’ont pas fait ralentir le bus », affirme-t-il : « Un second tir de sommation dirigé vers le sol a alors été effectué. Deux balles ont ricoché sur le sol et traversé le pare-brise, blessant trois passagers dont l’un grièvement. », a déclaré l’Etat-major.

Une seconde version divergente

Abdoulaye Haidara, le propriétaire de la compagnie de transport, ne serait pas en accord avec cette version des faits. En effet, le chauffeur aurait dit ne pas avoir refusé d’obtempérer et qu’il n’a pas entendu de coup de feu de sommation, selon ce qu’il a rapporté à l’AFP Mali. « Il n’y a pas eu de tirs de sommation. Le bus roulait à 40 kilomètres à l’heure, sur un terrain plat, bien visible. Le bus était à 200 mètres du convoi. », a-t-il déclaré.

« Le blessé grave a été évacué par hélicoptère vers l’hôpital de la force « Barkhane » à Gao », mais « est mort des suites de ses blessures », toujours selon le communiqué de l’Etat-major. « La force « Barkhane » présente ses sincères condoléances aux proches de la victime décédée », conclut l’état-major français, en précisant que « toutes les mesures ont été prises pour établir les circonstances exactes de cet événement », en collaboration avec la gendarmerie malienne.

Rappelons que 5 100 militaires français sont au Sahel au sein de la force « Barkhane ». Ils combattent les groupes armés affiliés à l’Etat islamique (EI) et Al-Qaïda. Ce drame survient dans une atmosphère de coup d’Etat au Mali qui complique la gouvernance du pays.

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