Mali/Crise politique : la communauté internationale s’indigne et appelle au calme

Depuis début juin, le Mali traverse une crise politique avec des manifestations anti IBK. Parmi les revendications de la coalition…

Parredaction Catégorie Politique le 14 juillet 2020

Depuis début juin, le Mali traverse une crise politique avec des manifestations anti IBK. Parmi les revendications de la coalition M5 figure la démission du président Ibrahim Boubacar Keita. Afin d’éviter à ce pays déjà fragilisé par l’insécurité de sombrer à nouveau dans le chaos, plusieurs tentatives de sorties de crises ont été initiées. Si les négociations semblent porter leurs fruits au départ avec l’abandon par l’opposition de sa revendication principale, les choses se sont compliquées à l’issu de la rencontre entre le président et une délégation de la coalition. Du coup, l’opposition remet sur la table la démission du président avec la reprise des manifestations depuis le vendredi 10 juillet 2020.

La reprise des manifestations anti IBK, depuis le vendre 10 juillet 2020, constitue un autre tournant dans la crise que vit le Mali depuis plusieurs semaines. Cette fois-ci, on assiste à des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants avec l’arrestation de certains leaders de l’opposition.

La contestation de ce week-end fait, elle, état d’un bilan plus lourd lors des affrontements de Badalabougou, quartier où la confrontation entre bamakois et forces de sécurité tirant à balles réelles a donné lieu à des images de scènes de guerre samedi soir. Certains manifestants ont trouvé la mort, à en croire leurs parents lundi 13 juillet. Au total, selon une source hospitalière, on déplore onze morts et 124 blessés. Même si l’imam Mahmoud Dicko avait lancé, dimanche, un appel au calme, c’est la communauté internationale qui vole au secours du Mali.

Cette crise de plus ne peut pas laisser la communauté internationale indifférente. Et comme d’habitude, elle a condamné la situation au Mali en demandant la libération des leaders de la contestation. C’est à travers un communiqué commun, que les représentants de l’Union africaine, de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), de l’ONU et de l’UE au Mali ont exprimé leur préoccupation et appelé à la retenue de toutes les parties prenantes à la crise.

Pour le journal La Croix, ils ont condamné « avec vigueur » la violence, mais aussi, à l’adresse directe du pouvoir, le recours à la force létale par les forces de sécurité.

Il faut rappeler que les manifestants reprochent au régime la dégradation sécuritaire du pays et son incapacité à y faire face. Les reproches portent essentiellement sur le marasme économique, la défaillance de l’Etat, ou le discrédit répandu des institutions suspectes de corruption. Et l’on se demande à quand une sortie définitive de crise ?

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