vendredi, novembre 27, 2020


Libye : De nouveau producteur de pétrole après des mois d’interruption

Un des enjeux majeurs du conflit libyen est le pétrole. Il entraine de vibrantes tensions entre les deux gouvernements rivaux…

Parredaction Catégorie Politique le 14 juillet 2020

Un des enjeux majeurs du conflit libyen est le pétrole. Il entraine de vibrantes tensions entre les deux gouvernements rivaux sur la question du contrôle des richesses pétrolières.

Disposant d’énormes réserves de pétrole, les plus abondantes d’Afrique, la Libye se voit déchirée entre deux pouvoirs rivaux : le Gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli et les forces loyales au maréchal Khalifa basées à l’Est et une partie dans le Sud.

Réclamant une répartition égale des revenus de pétrole gérés par les GNA, les pro-Khalifa ont occupé les terminaux importants empêchant la production et l’exportation depuis le 17 janvier. Ce qui entraine une guerre économique.

Pour le maréchal, frère d’arme du feu Kadhafi durant la révolution de 1969, il faut mener à bien ses troupes pour récupérer ce qui revient de droit. Conduisant ce conflit d’intérêt, Haftar devient maître de l’or noir.

Il faut reconnaitre qu’avec Mouammar Kadhafi, le pays exploitait pleinement ses capacités pétrolifères qui faisaient que les ressources libyennes d’hydrocarbures représentaient environ 70 % du produit intérieur brut du pays allant jusqu’à 93 % des revenus du gouvernement, soit plus de 90% des exportations. Ce qui à présent n’est pas le cas avec le GNA. Dénonçant depuis 2011 des injustices dans la répartition des revenus du pétrole, le maréchal Haftar estime inéquitable les revenus non partagés par le GNA. Une raison suffisante pour lui, afin de motiver sa campagne militaire contre le GNA.

Soutenu donc par l’Egypte, les Emirats arabes unis, la Russie, le maréchal conduit ses troupes depuis avril 2019 à la conquête de Tripoli, afin d’avoir une main mise sur les gisements.

Cependant, les pro-GNA, de leur côté, aidés par les militaires Ankara, mènent d’importantes offensives leur permettant de remporter ces derniers mois des victoires. Par ces offensives, ils contrôlent le nord du pays tout en chassant les pro-Haftar. Ce qui entraine un accord visant la reprise des activités. Une relance après six mois d’interruption de la production du pétrole.

Aujourd’hui, le pays se voit de nouveau producteur en reprenant celles-ci. Mais, il faudrait souligner que la Libye prendra du temps pour atteindre sa production d’avant le blocage. Un niveau estimé à environ 1,2 million de barils par jour. Ce retard s’expliquerait par des dommages causés aux réservoirs et infrastructures. Toutefois, pour la compagnie nationale en charge de la production, c’est un pas à s’en réjouir, malgré des pertes de 6,5 milliards de dollars.

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