Togo : arrestations au sein de la DMK, mouvements, organisations et partis politiques exigent leur libération

Deux militants de la DMK (Dynamique Monseigneur Kpodzro) ont été arrêtés en fin de semaine dernière par la police judiciaire….

Parredaction Catégorie Politique le 30 novembre 2020 Étiquettes : , , , , , , , , , ,

Deux militants de la DMK (Dynamique Monseigneur Kpodzro) ont été arrêtés en fin de semaine dernière par la police judiciaire. Il s’agit de Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson et de Gérald Djossou. Ils sont respectivement coordinatrice et président de la commission des affaires sociales en charge des droits de l’homme au sein de la DMK.

Suite à ces arrestations des militants de la DMK, plusieurs regroupements politiques, société civile montent au créneau et condamnent ces arrestations. Ils exigent à cet effet la libération immédiate des détenus. Selon eux, les motifs d’accusations avancés par les autorités paraissent entre autres non pertinents et fantaisistes au vue du parcours politiques de ces personnages qui mènent la lutte depuis plusieurs années.

Libération immédiate et sans conditions des militants de la DMK

Ayant eu l’information à travers le communiqué du procureur de la République, où dame Adjamagbo-Johnson est accusée d’atteinte à la sureté de l’Etat, le MO5 condamne vigoureusement et sans réserve l’arrestation. Ainsi, il exige la libération immédiate et sans condition de Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, considérée comme une prisonnière politique pure et simple.

Pour le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) qui s’est également saisi de l’affaire, il condamne l’instrumentalisation de la justice et demande la libération de ces militants de la DMK et des détenus politiques. Il en est de même pour la Diaspora Togolaise d’Allemagne (DTA), qui demande la libération immédiate de ces deux personnalités politiques.

Certains partis politiques sont également entrés dans la danse à travers un communiqué conjoint exigeant la libération des détenus. Il s’agit notamment de l’Alliance pour la Démocratie et le Développement Intégral (ADDI), les Forces Démocratiques pour la République (FDR), le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), l’Union des Démocrates Socialistes du Togo (UDS- Togo).

La Covid-19, l’autre argument du gouvernement

Pour certains à l’instar du MO5, les arrestations de ces militants de la DMK se situent dans un contexte d’état d’urgence injustifié proclamé pour la Covid-19 et servant de prétexte à l’interdiction de toutes manifestations publiques, exception faite de celles du parti au pouvoir RPT-UNIR, du gouvernement et de leurs proches.

Tout en rappelant au gouvernement que le multipartisme garanti par la constitution togolaise ne fonctionne que dans le libre et plein exercice des activités des partis politiques, le Mouvement estime que la Covid-19 ne saurait constituer sans justification valable un frein à cette liberté fondamentale.

Ces regroupements invitent, à cet effet, la classe politique, les acteurs de la société civile et les masses populaires à rester déterminés et mobilisés pour la défense et le respect des droits et des libertés politiques au Togo.

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