L’Afrique francophone absente dans la haute sphère du Fonds Monétaire International

Le FMI (Fonds Monétaire International ) est une institution internationale regroupant 189 pays. Le but est de promouvoir la coopération monétaire…

Parredaction Catégorie Economie international le 20 juillet 2020


Le FMI (Fonds Monétaire International ) est une institution internationale regroupant 189 pays. Le but est de promouvoir la coopération monétaire internationale, garantir la stabilité financière, faciliter les échanges internationaux, contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et faire reculer la pauvreté.

Mais, un petit regard sur l’institution a permis de se rendre compte que l’Afrique francophone est quasi absente alors que sa sœur anglophone est mieux représentée.

La place de la langue anglaise

La présence des africains anglophones au sein des institutions internationales comme le FMI s’explique par le fait que l’anglais reste la première langue internationale. En effet, la langue anglaise est l’une des langues étrangères les plus influentes et les plus parlées au monde. Elle est la langue maternelle de près de 400 millions de personnes. Plus de 600 millions de personnes la pratiquent en seconde langue.

Son usage est stimulé par le foisonnement de la culture, de l’économie et de la diplomatie des pays anglo-saxons et américains. En traduction, elle est l’une des langues les plus traduites tant dans les milieux professionnels que dans la sphère privée.

Pour Bernard CASSEN, journaliste du quotidien Le Monde, « … La langue anglaise se situe ainsi au centre d’un système global où elle joue un rôle identique à celui du dollar dans le système monétaire international ». Ce qui justifierait cette présence des africains anglophones dans le FMI.

Le FMI, la belle illustration

Le FMI compte désormais cinq Africains dont 3 femmes au plus haut niveau du leadership de l’institution avec la promotion de la Kenyane Céda OGADA au poste de secrétaire générale de l’institution.

En effet, le département juridique est dirigé par Mme Rhoda Weeks-Brown qui est originaire du Liberia. Le département Afrique est sous l’Éthiopien Abebe SELASSIE, tandis qu’une autre Kenyane, Nancy ONYANGO, est la directrice du bureau de la vérification et de l’inspection interne du FMI.

A cela s’ajoute, une autre Libérienne, Antoinette SAYEH, nommée directrice générale adjointe. Mme SAYEH, est désormais la troisième personnalité dans l’ordre protocolaire de l’institution. Une remarque saute aux yeux. Tous ces noms sont originaires de l’Afrique anglophone. A quand le tour de l’Afrique francophone ?

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