L’Afrique désormais unies pour prendre la présidence de l’OMC ?

Trois candidats africains sur huit sont dans la course pour diriger l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’institution de Bretton Woods…

Paradmin Catégorie Dossiers le 10 juillet 2020 Étiquettes :

Trois candidats africains sur huit sont dans la course pour diriger l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’institution de Bretton Woods en proie à d’énormes défis en pleine crise économique mondiale. L’information est de taille, car c’est bien la première fois depuis la création de l’organisation en 1995, que le continent africain peut se targuer de peser autant dans un processus de désignation pour le poste d’une institution à portée mondiale.
En effet, l’Afrique n’a jamais eu de représentant à la tête de l’OMC, et le continent espère avoir ses chances, même s’il n’existe pas de règles d’appartenance régionale. Quelles sont les chances de ces trois candidats africains ? En dehors, de leurs aptitudes individuelles, c’est le soutien de l’union africaine qui fait leur force.

Très tôt, l’UA s’est d’emblée placée elle-même au cœur du processus. L’institution panafricaine a décidé, lors du sommet de Niamey en juillet 2019, que le prochain directeur général de l’OMC serait africain.

 

Il était ainsi convenu que les pays du continent devraient présenter leurs candidats à l’UA. « C’est un sentiment fort », avait analysé à l’AFP le Suisso Égyptien, premier Africain à avoir déclaré sa candidature. « L’Afrique n’a jamais occupé ce poste auparavant et il est temps, car toutes les autres régions ont occupé ce poste », a déclaré cet ancien diplomate égyptien.

La deuxième candidature est celle de Mme Okonjo-Iweala, ancienne ministre des Finances et des Affaires étrangères et présidente de l’Alliance mondiale pour les vaccins et vaccinations (Gavi), assure aussi recevoir un « soutien énorme ». « Je suis sûre que l’Union africaine prendra une décision pour choisir et soutenir le candidat qui le mérite », a-t-elle déclaré aux médias à Genève au cours d’une visioconférence fin juin.

Par ailleurs, même si le Nigeria n’a pas respecté les consignes de l’UA dans la présentation de la candidature Ngozi Okonjo-Iweala, ce qui d’ailleurs créé un différend au sein de l’Union Africaine, « la candidate du Nigeria gagne du terrain en Afrique », observe une source diplomatique.

La troisième est celle de la kenyane Amina Mohamed qui serait pressentie parmi les candidats en pôle pour remplacer Roberto Azevêdo après son annonce de quitter ses fonctions à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), en août prochain, au lieu d’août 2021. Les trois candidats africains auront à se mesurer aux cinq autres candidats, parmi lesquels se trouvent un Mexicain, un Moldave, une Sud-Coréenne, un saoudien et un britannique.

Vivement que l’UA soit véritablement unie autour d’une candidature qui pourra lui remporter la baille et lui permettre de prendre pour la première fois la tête de l’OMC.

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