Respect de la déontologie: la HAAC rappelle les journalistes togolais « véreux » à l’ordre

La HAAC rappelle les journalistes togolais « véreux » à l’ordre. En effet, l’assainissement du paysage médiatique préoccupe la Haute…

Parredaction Catégorie Dossiers le 23 février 2021 Étiquettes : , , , , , ,

La HAAC rappelle les journalistes togolais « véreux » à l’ordre. En effet, l’assainissement du paysage médiatique préoccupe la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la Communication (HAAC). L’institution de régulation des médias s’investit davantage à amener les professionnels de médias à respecter les règles déontologiques du journalisme. Un communiqué a été rendu public ce lundi, 22 février 2021, dans ce sens.

La note de la HAAC s’adresse aux femmes et hommes de médias « véreux », comme on les appelle au sein de la corporation. En effet, il s’agit des journalistes togolais ou directeurs de publication qui se « livrent à des manœuvres et tentatives de chantage et d’escroquerie auprès de paisibles citoyens ».

Ce que font les journalistes togolais véreux

Dans son communiqué de mise en garde, la HAAC a donné des éclaircissements sur les techniques utilisées par ces journalistes togolais qui abusent de leur statut pour escroquer les citoyens. D’après la HAAC, ces professionnels donnent à leur cible le prétexte, de « détenir des informations les mettant en cause dans leur vie privée ou professionnelle ».

Ainsi, à partir de ce motif, ces journalistes exigent de leur cible de l’argent en contrepartie de la non publication ou diffusion de ces informations compromettantes. D’autres journalistes togolais, poursuit la HAAC, reçoivent de l’argent de certaines personnes dans le but de publier des articles incriminant des citoyens. Ceci, ajoute-t-elle, sans user de procédés professionnels en vue de recouper et de vérifier les informations en leur possession.

« La dernière audition que la HAAC a eu à conduire le 19 février 2021 et à laquelle, elle a convié des organisations professionnelles conformément aux dispositions de l’article 69 de la loi organique relative à la HAAC, laisse apparaitre des suspicions de tels comportements », déplore le président Pitalounani Télou, dans sa note.

L’article 42 du CPC rappelé

Les professionnels de médias ont été invités à un strict respect des règles déontologiques et éthiques du métier de journaliste. « Une noble profession qu’ils ont choisi volontairement d’exercer », souligne la HACC. L’institution dit condamner des procédés qui n’honorent pas la profession.

Par ailleurs, la HAAC a mis en garde les journalistes togolais qui se livrent aux actes énoncés plus haut. En cas de non-respect, ils risquent d’encourir de sévères sanctions pouvant aller jusqu’à l’exclusion du corps des professionnels de la communication.

Pour l’occasion, l’article 42 du Code de la Presse et de la Communication (CPC), dénonçant les agissements, que déplore la HAAC, a fait l’objet d’un rappel aux professionnels de médias. « Dans l’exercice de leur profession, le journaliste, le technicien des médias et l’auxiliaire de presse doivent observer une intégrité morale.

Ils ne doivent pas accepter, en dehors de la rémunération qui leur est due par leur employeur, aucun avantage soit pécuniaire, soit en nature quelle qu’en soit la valeur, qui pourrait limiter leur objectivité et leur indépendance professionnelle ou d’opinion.

Ils ne doivent céder à aucune pression tendant à corrompre l’exactitude de l’information. Ils ne doivent, en aucun cas, conditionner la publication d’information en leur possession à une rémunération ou toute autre forme d’avantage », stipule ledit article.

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