Togo/Covid-19 : la Banque Mondiale octroie 39 milliards FCFA pour relancer l’économie togolaise

La Banque Mondiale lui a octroyé, jeudi, un financement de 70 millions de dollars US. Cela représente environ 39 milliards…

Parredaction Catégorie Dossiers le 14 septembre 2020 Étiquettes : , , , ,

La Banque Mondiale lui a octroyé, jeudi, un financement de 70 millions de dollars US. Cela représente environ 39 milliards FCFA. Car le pays a donc besoin de redresser la barre de son économie. La Covid-19 a fait chuter la croissance économique togolaise de 4,5 points de pourcentage par rapport aux estimations antérieures.

La Banque Mondiale donne son accord pour que l’Association Internationale de Développement (IDA) débloque 39 milliards CFA pour le Togo. Ce financement va aider, bien sûr, à redresser l’économie togolaise. Cette dernière est fortement secouée par la crise sanitaire de la Covid-19. « Cet appui est important pour aider le Togo à atténuer les effets de la pandémie sur les populations et exécuter le plan national de redressement post-Covid-19 ».

C’est en tout cas, ce qu’a déclaré, jeudi, la Représentante-résidente de la Banque Mondiale, Hawa Cissé Wagué. « Les mesures de protection sociale et de santé soutenues par cette opération devront atténuer l’impact des effets de la crise sur les plus vulnérables en soutenant la consommation des ménages et en garantissant l’accès aux services de base », a-t-elle ajouté.

Un don et un prêt

Les 70 millions de dollars US de la Banque Mondiale ne sont pas gratuits. Ce montant est divisé en deux : un prêt et un don. En clair, il s’agit d’un prêt de 35 millions de dollars US et un don de 35 millions de dollars US. Concrètement, l’argent servira à améliorer le programme sanitaire de riposte, pour le rendre beaucoup plus efficace. L’investissement va permettre d’accroitre le dépistage et le traitement de tous les patients dans le pays.

En outre, ces ressources permettront de renforcer la lutte contre la pauvreté, et d’étendre le programme Novissi. Globalement, ce financement de la Banque Mondiale s’inscrit dans le cadre de la préparation de la relance économique post-Covid. Cela passera par des mesures pour soutenir le secteur privé, protéger les emplois et stimuler la production agricole. D’ailleurs, ces éléments figurent dans un rapport que l’institution bancaire vient de publier sur la situation économique du Togo.

Les recommandations de la Banque Mondiale pour relancer l’économie post-Covid

Selon la Banque Mondiale, l’investissement privé est la solution pour relancer l’économie post-Covid, au Togo. L’institution financière publiait, il y a quelques jours, la première édition de son rapport sur la situation économique du Togo. Dans le document, elle recommande aux autorités togolaises d’accroitre les investissements privés.

Le rapport de la BM relève les impacts de la pandémie sur l’économie togolaise, ainsi que les risques à venir, avant de faire des propositions. L’institution de Bretton Woods propose des réformes. Des réformes qui devraient contribuer à la levée des « contraintes structurelles au développement du secteur privé ». Les réformes proposées par l’institution bancaire mondiale mettent un accent sur « la facilitation de l’accès au financement ».

« Un secteur privé dynamique permettrait de renforcer l’accumulation du capital physique, la création d’emplois et l’accroissement de la productivité indispensable à la croissance économique de long terme », estime le Groupe. L’institution recommande donc aux autorités togolaises de donner priorité aux secteurs comme l’agriculture, la logistique, les transports et le secteur minier.

« Le développement du secteur privé est un enjeu majeur de développement, principalement dans le contexte où se mêlent les exigences de stabilité macroéconomiques, et la croissance inclusive », lit-on dans le document. Si la Banque insiste sur la relance du secteur privé, c’est parce que le secteur est très touché par la Covid-19. C’est du moins ce que révèle une enquête menée par le groupe en juin 2020. Cette situation pourrait compromettre les objectifs fixés par le PND. D’où la nécessité à relancer le secteur.

Comments


Laisser un commentaire


Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *