Pour la gestion de la mer au Togo, une nouvelle stratégie nationale a été adoptée

Pour la gestion de la mer au Togo, une nouvelle stratégie nationale a été adoptée. Il y a quelques années,…

Parredaction Catégorie Dossiers le 3 septembre 2020 Étiquettes : , , , , , ,


Pour la gestion de la mer au Togo, une nouvelle stratégie nationale a été adoptée. Il y a quelques années, les plages du Togo étaient parmi les plus prisées de la sous-région. D’ailleurs, à une époque, la capitale togolaise était surnommée « Lomé la belle ». Aujourd’hui, c’est le contraire qui s’observe. Et pour cause, sur tout le long des côtes togolaises, c’est l’anarchie totale. En toile de fond : la dégradation de l’environnement.

Face aux installations anarchiques sur les plages togolaises, le gouvernement a décidé de passer à l’offensif. Dans ce sens, les autorités viennent de donner un délai de six mois aux occupants de ces espaces, pour déguerpir. C’est à travers un communiqué conjoint des ministres chargés de l’environnement, des infrastructures et de l’urbanisme qu’a été annoncé la nouvelle pour la gestion de la mer au Togo

« Ces occupations du domaine public maritime sont contraires aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur », indiquent les autorités. « Le domaine public maritime qui contient outre la mer, les lagunes, les étangs salés, les fleuves, les rivières navigables, est inaliénable », rappellent les officiels dans le communiqué. Ainsi, tous les occupants du littéral sont priés de libérer les espaces en question avant le 28 février 2021. Dans le cas contraire, ceux-ci s’exposeront à la rigueur de la loi.

Une meilleure gestion de la mer au Togo et des places publics

Avec la mise en œuvre de la décentralisation, les communes ont un rôle à jouer pour préserver les plages. Mais, celles-ci doivent disposer de tous les arsenaux matériels et juridiques pour mieux traiter ce sujet. A l’évidence, les plages loméennes sont très sales, et pas que. Elles sont souvent le terreau fertile du banditisme, car non-éclairées et confrontées à des installations anarchiques. C’est la même chose autour des lacs, fleuves, et tutti quanti. Leurs gestions pourraient être assurées par les communes, à travers un plan bien défini.

Pour protéger l’environnement, il est nécessaire d’assainir les espaces publics. Cela passe par les plages, les bordures de lagunes etc. Par exemple, autour de la lagune de Bè, c’est un gros tohu-bohu qu’on observe. Les alentours de cette lagune de Lomé sont très sales. Même si à quelques endroits il y a des bars pour attirer du monde, on n’a pas l’impression d’être dans une capitale. Même constat pour la plage du même canton (Bè).

Certains ont transformé la plage en face du grand marché en une demeure. Ils se lavent là-bas, font leurs besoins là-bas et y dorment même. Après les lessives, les habits sont séchés n’importe comment sur la plage. Toute cette insalubrité n’honore pas la ville du « Cure-dent ».

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Nouvelle stratégie pour la gestion de la mer au Togo

Le Togo peaufine sa nouvelle stratégie nationale pour la gestion de la mer et du littoral (SNPML). Celle en cours (adoptée en 2015 pour la période 2016-2020) est arrivée à échéance. La prochaine couvrira la période 2020-2030. Elle prendra en compte le Plan National de Développement (PND), conformément aux souhaits du Chef de l’Etat. Cette nouvelle stratégie va renforcer la politique de gestion de la mer au Togo, en profitant des opportunités qu’offre l’économie bleue. La SNPML vise la conservation des océans, mers et ressources marines pour le développement durable.

Depuis mai, le Togo affine cette nouvelle stratégie de gestion de la mer au Togo. C’est par le biais de l’Organisme National chargé de l’Action de l’Etat en Mer (ONAEM). L’organisme a lancé un processus de sélection d’un consultant chargé d’élaborer la nouvelle stratégie maritime du Togo. Le littoral togolais connait quelques difficultés, avec l’érosion côtière qui fait des victimes. Des maisons sont de plus en plus détruites avec la montée de la mer. Les riverains se plaignent face à l’inaction du gouvernement. Ceux-ci ont besoin d’être relogés afin de se libérer des effets de l’érosion.

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