mercredi, septembre 22, 2021


Foncier au Sénégal : un décret d’immatriculation d’un grand domaine au cœur d’une bataille

Le secteur foncier au Sénégal est miné par divers problèmes comme dans plusieurs pays de la sous région ouest africaine….

Parredaction Catégorie international Société le 13 juillet 2020 Étiquettes : , , ,


Le secteur foncier au Sénégal est miné par divers problèmes comme dans plusieurs pays de la sous région ouest africaine. En effet, la gouvernance foncière présente un double visage partagé entre droit coutumier et droit moderne. Tant le régime applicable en la matière est flou.

Une situation qui engendre d’énormes malentendus et conflits. Ceux-ci sont caractérisée par des risques potentiels d’insécurité et d’accaparement à grande échelle des ressources du foncier au Sénégal pour les populations. Le récent litige à Ndengler, au nom de l’agro-business, devenu profitable en est une illustration.

Les problèmes du foncier au Sénégal difficile à gérer

Suite à l’acquisition l’an dernier par l’entreprise sénégalaise SEDIMA de 255 hectares, les paysans de Ndengler sont aujourd’hui face à une spoliation foncière qui risque de les priver de leur seul moyen de subsistance.

Ces terres fertiles situées dans le département de Mbour sont à présent interdites d’accès et mises sous encadrement policier. Ceux-ci estiment avoir été dépouillé de leur seule richesse, la terre, qu’ils se sont déployés à exploiter depuis des lustres dans des conditions extrêmement difficiles.

Dans cette affaire liée au foncier au Sénégal, beaucoup ont perdu leurs champs sans aucune indemnité comme le stipule le décret 2015-548  du 23 avril 2015 signé par le président de la République.

Foncier au Sénégal, les réclamations des populations

Les paysans du village de Ndengler réclament justice en dénonçant l’accaparement de leur terre par le groupe agro-alimentaire SEDIMA. Son premier représentant, Babacar Ngom, se défend en brandissant la détention d’un titre foncier au Sénégal.

Pour les agriculteurs, le président de la République serait responsable de cette situation. Car, il a signé ce décret là, sans au préalable écouter les populations pour savoir à quel point elles tiennent à ces terres-là pour survivre.

Aussi, il ne peut pas y avoir,  de titre foncier sans un décret d’immatriculation signé par le président de la République. Entre puissance du libéralisme économique et de la corruption foncière, va-t-on encore assister au triomphe de la loi du plus fort ? Une bombe sociale à retardement semble s’installer progressivement dans les différentes localités du Sénégal.

 

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