dimanche, septembre 26, 2021


Togo : l’inclusion financière se porte bien grâce au FNFI, rapporte la BCEAO

L’inclusion financière au Togo a fait l’objet d’une étude de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO)….

Parredaction Catégorie Dossiers le 18 septembre 2020 Étiquettes : , , , ,


L’inclusion financière au Togo a fait l’objet d’une étude de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Selon les résultats de cette étude, 78% des Togolais possèdent au moins un compte dans une institution financière.

Au Togo, 78% des citoyens, âgés de 15 ans au moins, disposent d’un compte dans une institution financière. Il s’agit des microfinances, banques, poste, caisse d’épargne, trésor public… C’est en tout cas ce que révèle un rapport de la BCEAO, sur l’inclusion financière. Cela se traduit par une hausse du taux d’utilisation des services de monnaie électronique.

En effet, souligne le rapport, 84% des Togolais étaient titulaires d’un compte électronique en 2019, contre seulement 2,16% en 2013. C’est donc une proportion en hausse constante sur ces dix dernières années.

Cependant, en 2019, seulement 34% des détenteurs de comptes ne sont que véritablement actifs. Cette hausse des ouvertures de comptes est due à l’essor considérable de la politique gouvernementale en ce qui concerne l’inclusion financière.

Une inclusion financière en bonne marche

L’inclusion financière (ou finance inclusive) désigne l’offre de services financiers et bancaires de base à faible coût spécifique. Il va dans l’intérêt des consommateurs en situation de difficultés et de ce fait exclus des services traditionnels. Au Togo, l’initiative est appuyée depuis 2014 par le Fonds National de Finance Inclusive (FNFI). Ainsi, grâce au FNFI, l’inclusion financière au Togo se porte bien. En effet, les points de services financiers ont augmenté substantiellement en 2017. C’est à la faveur d’une croissance solide des services et monnaie électronique.

Les agences de microfinances sont de plus en plus proches des populations. C’est du moins ce que souligne le rapport de la BCEAO intitulé « Evolution des indicateurs de suivi de l’inclusion financière dans l’UEMOA au titre de l’année 2019 ». Ce rapport révèle qu’il y a désormais au moins 9 structures de microfinance sur chaque 100 km2, contre 8 en 2010. En ce qui concerne les banques, il y en a 9 désormais, contre 2 en 2009.

Cependant, les microfinances n’évoluent pas si rapidement

Spécifiquement, les microfinances connaissent une évolution moins rapide, par rapport aux années antérieures. On assiste moins à l’expansion de ces réseaux financiers. Cette situation pourrait être due au durcissement des conditions d’entrée sur ce segment, après les scandales qu’a connu le pays. Notamment, le scandale ReDéMaRe et autres. Cela a amené les autorités à devenir de plus en plus prudentes, sur ce sujet.

Dans l’ensemble, 53% des Togolais, âgés de 15 ans au moins, sont titulaires de compte dans les institutions de microfinance. Ce chiffre, faut-il insister, concerne les microfinances uniquement. Le programme mis en branle par les autorités togolaises pour booster l’inclusion financière fait cas d’école dans plusieurs pays. Il s’agit notamment de la Burundi qui s’intéresse à l’expérience togolaise. L’année dernière, une délégation burundaise du Fonds du Microcrédit Rural (FMCR) était à Lomé, pour échanger avec les responsables du FNFI.

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