Ethiopie/le Nil : une revanche manifestée à travers la construction d’un barrage

Le Grand barrage de la renaissance de l’Ethiopie en construction depuis quelques années a franchi une étape importante voire historique….

Parredaction Catégorie international le 24 juillet 2020 Étiquettes :

Le Grand barrage de la renaissance de l’Ethiopie en construction depuis quelques années a franchi une étape importante voire historique. Le niveau de remplissage attendu pour cette année a été franchi, le 21 juillet 2020.

Un moment historique pour l’Ethiopie

L’Ethiopie est un pays situé dans la corne de l’Afrique. Il ne dispose pas d’assez de ressources naturelles notamment le charbon ou encore le pétrole comme ces voisins. La moitié de sa population n’a pas accès à l’électricité. Ce qui est un handicap pesant sur le développement du pays.

Face à ce défi important en énergie, le pays a entrepris cet important projet de barrage qui évolue normalement malgré les accusations incessantes de ses voisins.

Ainsi, le premier Ministre Abiy Ahmed a déclaré que : « Un moment historique qui témoigne de l’engagement des Éthiopiens en faveur de la renaissance de notre pays ». Il a ensuite renchéri en ces termes : « Nous avons accompli le remplissage du barrage sans causer de tort à qui que ce soit ».

Prix Nobel de la paix en 2019, Abiy Ahmed a été l’un des piliers de ce projet historique.

Aussi, les deux premières turbines ont donc été mises en marche. Le pouvoir d’Addis-Abeba ne compte pas en rester là. Lorsque tout le barrage sera mis en fonctionnement, l’Ethiopie occuperait le rang de première puissance exportatrice d’énergie d’Afrique.

Un goût de revanche pour l’Ethiopie.

Cette gigantesque réalisation n’est pas sans encombre. En effet, le lancement de la construction de cet ouvrage a créé de hautes tensions entre l’Ethiopie et ses voisins héritiers du Nil à savoir l’Egypte et le Soudan.

Déplorant des répercussions sociales et environnementales, le gouvernement du Caire et de Khartoum ont fait appel à la communauté internationale en vue d’une étude visant à évaluer le risque. Mais, Addis-Abeba n’a pas véritablement voulu collaborer sur cette enquête. Le pays des Pharaons tire 90% de son eau douce du Nil et a peur pour sa population.

Mis à l’écart lors des accords historiques sur le partage des eaux du Nil, l’Ethiopie semble prendre une revanche notoire sur ses voisins. « Il faut rappeler que, par le passé, lors du Traité du partage des eaux du Nil en 1929, puis en 1959 signé entre l’Égypte et le Soudan, l’Éthiopie a toujours été écartée des négociations », souligne Alain Gascon, Professeur honoraire, spécialiste de l’Éthiopie à l’Université Paris-VIII.

Mais, le risque de heurts dans la région devient imminent. « Le sujet est à ce point vital, qu’il ne serait pas étonnant que le général Sissi, dictateur prompt à l’offensive, soutenu par Donald Trump, ne bombarde l’Éthiopie, embrasant la région et entraînant des millions de morts dans son sillage. », a-t-il ajouté.

 

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