Egypte/Possible intervention en Libye : le Parlement égyptien donne son accord

Suite à l’avancée des forces gouvernementales libyennes vers l’Est, le Parlement égyptien a approuvé à l’unanimité, lundi 20 juillet, une…

Parredaction Catégorie international Politique le 22 juillet 2020 Étiquettes :

Suite à l’avancée des forces gouvernementales libyennes vers l’Est, le Parlement égyptien a approuvé à l’unanimité, lundi 20 juillet, une possible intervention armée en Libye.

 

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi avait prévenu, jeudi 16 juillet, en déclarant que son pays « ne restera pas inerte devant tout mouvement qui constituerait une menace directe pour la sécurité nationale ».

Fidèle aux propos du chef d’Etat, le Parlement égyptien a approuvé, le lundi 20 juillet 2020, l’idée d’une possible intervention armée en Libye. Quelles sont les raisons ? S’agit-il pour l’Egypte de défendre la sécurité nationale ? Ou cette intervention annoncée constitue un soutien au maréchal Khalifa Haftar, parce qu’elle a été invitée par le parlement libyen.

La défense de la sécurité nationale comme motif principal

L’avancée en Libye des forces du Gouvernement d’union nationale (GNA) soutenues par la Turquie inquiète l’Egypte. En effet, Les forces loyales au GNA ont engrangé d’importantes victoires depuis début juin, reprenant le contrôle de l’ensemble du nord-ouest du pays avec le soutien d’Ankara.

Elles restent, néanmoins, freinées dans leur avancée vers la ville côtière stratégique de Syrte, sous contrôle du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen.

Ville natale de l’ex-dictateur Mouammar Kadhafi déchu et tué en 2011, Syrte et Al-Joufra, plus au sud, représentent une « ligne rouge », a déclaré M. Sissi dans un discours retransmis à la télévision. Si cette ligne est franchie, la sécurité de l’Egypte, qui partage une frontière poreuse avec la Libye, nécessitera une « intervention directe » des forces égyptiennes dans le pays.

On comprend donc que la sécurité de l’Egypte et de la Libye semble menacée avec l’avancée des forces du GNA. Mais, au-delà de la menace sécuritaire, l’Egypte constitue non seulement un soutien du maréchal Khalifa Haftar, mais a surtout été invitée par le parlement libyen.

L’Egypte, soutien du maréchal Khalifa Haftar, sollicitée par le parlement libyen

Selon les confrères de RFI, « En juin dernier, l’Egypte avait déjà averti qu’une avancée des forces du GNA vers l’Est était susceptible de provoquer une intervention armée de sa part ».

En effet, l’Egypte est le principal soutien du maréchal Khalifa Haftar en dehors des Emirats arabes unis et de la Russie. Mais en réalité, ce sont les derniers mouvements du GNA vers Syrte, ville sous contrôle du maréchal Haftar et point stratégique dans l’exploitation des ressources pétrolières libyennes qui ont entraîné une nouvelle escalade des tensions.

Il reste important de souligner que c’est le parlement libyen de Toubrouk qui avait donné le feu vert à une intervention militaire égyptienne. Par souci « légaliste », le Caire a aussi convié des chefs de tribus libyennes qui ont appelé le président Sissi à « libérer la Libye de l’occupation turque ».

Par ailleurs, le samedi 18 juillet, l’Allemagne, la France et l’Italie avaient appelé les puissances étrangères à ne plus violer l’embargo sur les armes.

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