dimanche, septembre 26, 2021


Droits de l’homme au Togo : le projet Matrimoniat 2.0, remporte une distinction pour le pays

Avec le projet Matrimoniat 2.0, Yasmine Dare, Hayathe Ayeva et Sharon Mukwawaya ont remporté le prix du meilleur projet des…



Avec le projet Matrimoniat 2.0, Yasmine Dare, Hayathe Ayeva et Sharon Mukwawaya ont remporté le prix du meilleur projet des droits de l’homme en Afrique de l’ouest. C’est à l’issue de la 10ème édition des Universités d’Eté des Droits de l’Homme (UEDH).

Ces trois jeunes étudiantes ont représenté le Togo à ce rendez-vous ayant réuni les défenseurs des droits humains de divers pays. Il s’agit d’une rencontre de renforcement de capacités qui s’est tenue du 18 au 28 octobre dernier à Ouagadougou au Burkina-Faso.

Projet Matrimoniat 2.0, choix du jury

Les activités de la 10ème édition des UEDH se sont déroulées autour du thème : « le rôle et la protection des défenseurs des droits humains ». A l’issue des 10 jours de formations, les participants ont été appelés à soumettre des projets devant un jury.

L’équipe togolaise a ainsi séduit les membres du Jury par une brillante prestation de leur projet dénommé « Matrimoniat 2.0 ». Le jury a salué la pertinence de ce projet. C’est pour la première fois que le Togo décroche le grand prix des UEDH.

En effet, cette distinction comprend, d’une part, le prix du meilleur pitch et le prix de l’originalité du projet. D’autre part, il consacre le prix de la maitrise des concepts et le prix d’un bon projet à financer. « C’est un honneur pour nous d’achever ce travail commencé par nos prédécesseurs », s’est réjoui Sharon Mukwawaya.

Projet Matrimoniat 2.0, parlons en

Le projet Matrimoniat 2.0 , selon ses initiatrices, vise à lutter contre le harcèlement en ligne dont sont victimes les femmes défenseures des droits humains au Togo. D’après elles, Matrimoniat fait référence à héritage laissé par les mères à l’actuelle génération tandis que 2.0 évoque la deuxième génération.

A travers « Matrimoniat 2.0 », le trio entend d’abord œuvrer pour la reconnaissance des femmes défenseures des droits humains. Ensuite, les outiller et renforcer leurs capacités en matière de lutte contre toutes violations basées sur le genre surtout en ligne. L’objectif poursuivi est qu’enfin la génération future puisse bénéficier du combat actuel.

Les lauréates comptent travailler essentiellement avec les jeunes femmes défenseures déjà actives sur le terrain. Il s’agit de former ces activistes, qui ne sont pas parfois des juristes ou membres de grandes organisations de défense des droits de l’Homme au Togo.

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