Togo : une bachelière de 51 ans reçoit les admirations et honneurs de l’Université de Lomé

Denise Yawa Mensah, une femme de 51 ans, vient de voir ses rêves se réaliser. Elle a réussi son examen…

Parredaction Catégorie Dossiers le 27 octobre 2020 Étiquettes : , , , , , , , , ,

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Denise Yawa Mensah, une femme de 51 ans, vient de voir ses rêves se réaliser. Elle a réussi son examen Baccalauréat 2ème partie au Togo cette année et décroché son diplôme. Une véritable prouesse. L’Université de Lomé a décidé, ce lundi 26 octobre, de témoigner son admiration à cette battante et de l’honorer.

Le temple du savoir de Lomé décide d’exonérer Mme Denise Yawa Mensah des frais d’inscription et d’études si elle décide de poursuivre ses études dans cet établissement public d’enseignement supérieur.

Denise Yawa Mensah, honoré

Malgré un parcours atypique, Mme Denise Yawa Mensah a tenu à poursuivre les études et à obtenir son BAC II. Ce qu’elle a réussi à faire en cette année 2020. C’est donc pour encourager l’exemplarité de cette dame et du modèle qu’elle représente que l’Université de Lomé a posé cet acte. Ainsi, Mme Denise Yawa Mensah est exonérée de tous frais universitaires, de l’inscription aux frais d’études si elle veut s’inscrire dans l’établissement public. Par ailleurs, elle aura toujours le soutien de l’institution si elle choisissait aussi une école privée.

Pour le Prof Dodzi Kokoroko, « Mme Mensah représente, pour l’Université de Lomé, les valeurs majeures qui permettent aux hommes et aux femmes de s’épanouir ». Parmi ces valeurs, il cite notamment le courage, la bravoure et le rêve d’un lendemain meilleur. « Vous nous réconciliez avec des réformes non réalisées dans le système éducatif togolais, notamment l’idée de se former tout au long de la vie », a déclaré Prof Dodzi Kokoroko

« L’Université de Lomé a un parcours identique au vôtre : le refus de la paresse et la capacité à surmonter les difficultés et les coups orchestrés par les ennemis du progrès et de l’innovation », a-t-il renchéri.

Il faut noter la présence de la ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, et de la ministre des sports et des loisirs. Il s’agit respectivement d’Adjovi Lonlongno Apédo-Anakoma et de Lidi Bessi-Kama.

Une détermination « rare » de la quinquagénaire

Issue d’une famille d’intellectuels, Denise Yawa Mensah s’était, dans un premier temps, arrêtée en classe de 4e pour apprendre la couture. Mais, suivant les conseils de ses entourages et de ses amies, elle a décidé de poursuivre les études pour avoir de meilleurs diplômes.

Elle a confié qu’elle ne supportait pas le fait de se contenter d’un niveau d’études du secondaire. Ayant passé le BEPC à deux reprises, Mme Denise ne s’est pas découragée jusqu’à décrocher le BAC 2. Membre d’une ONG, elle a eu un déclic en voyant des consœurs nanties de précieux sésames universitaires et qui avaient une capacité de réflexion supérieure à la sienne, se souvient-elle.

« Je remercie l’Université de Lomé pour cet honneur qui m’est fait. Cela me donne envie d’aller encore plus loin dans les études », a-t-elle indiqué.

Par ailleurs, elle prévoit faire des études en management centrées sur la thématique du développement. « J’aimerais, si c’est possible, avoir la licence en management », a déclaré la nouvelle bachelière.

Rappelons que Denise Mensah est patronne de l’atelier de couture «SAKY’A STYLE» qu’elle a fondé en 1988, dans la capitale togolaise, Lomé.

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