vendredi, novembre 27, 2020


Côte d’Ivoire : malgré la radiation, le camp Gbagbo ne renonce pas à une candidature

La justice ivoirienne a confirmé la radiation des listes électorales de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. L’ex-chef de l’Etat ne…

Parredaction Catégorie Politique le 27 août 2020 Étiquettes : , ,

La justice ivoirienne a confirmé la radiation des listes électorales de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. L’ex-chef de l’Etat ne pourra donc pas se présenter à l’élection présidentielle du 31 octobre. Cette décision n’est que la suite d’une série de mesures visant à écarter les opposants du président Ouattara.

En principe, cette décision n’est pas susceptible de recours au plan national. Mais, hier déjà, sans surprise, cette décision a été rejetée par le mouvement de soutien à Gbagbo. La coalition Ensemble pour la démocratie et la souveraineté a annoncé mercredi qu’elle déposerait la candidature de l’ex-chef d’État ivoirien à l’élection présidentielle d’octobre.

L’EDS avait très tôt assuré ne pas renoncer à une candidature de Laurent Gbagbo en octobre prochain. Entre un rejet définitif et un dépôt de candidature, une crise sans précédent semble s’ouvrir en Côte d’ivoire.

Une radiation de Gbagbo de la liste électorale contestée

« Le tribunal a entériné la décision (…). C’est un non définitif (…) plus de recours au plan national », a affirmé l’avocat de Gbagbo. L’ancien président et d’autres opposants à l’instar de Guillaume Soro contestaient leur absence sur les listes électorales affichées début août. Mais, c’est la décision du tribunal qui vient entériner cette radiation.

Au plan national, cette décision n’est pas susceptible de recours. Mais, les partisans de Gbagbo ne l’entendent pas de cette oreille. Selon Armand Ouegnin, le retrait de Laurent Gbagbo de la liste électorale 2020 est nul et non avenu.

Pour eux, la candidature du président Ouattara aux élections de 2005 devrait être rejetée en raison de sa nationalité douteuse. Toutefois, la médiation du président Thabo Mbeki a pu lui ouvrir les portes. Du coup, la candidature de Gbagbo peut également être acceptée.

Les arguments utilisés pour retirer le nom de Laurent Gbagbo de la liste électorale sont juridiques et très discutables. Bref tout est politique.

Le dépôt de la candidature de Gbagbo « selon les procédures prévues » malgré tout ce qui pèse sur lui est à prendre au sérieux. Tous les regards seront, au moment opportun, tournés vers le conseil constitutionnel.

Une invalidation de la candidature de Gbagbo, source de nouvelles tensions

La crise ivoirienne de 2010-2011 après le second tour de l’élection présidentielle est toujours de triste mémoire. Les conditions dans lesquelles ADO est arrivé au pouvoir en disent long. La cour constitutionnelle proclamant Gbagbo, vainqueur, alors que la Commission électorale donnait la victoire à Ouattara. Ce qui a conduit le pays dans le chaos.

10 ans après, les pratiques du président Ouattara visant à écarter les opposants de taille semblent réveiller les anciens démons. Déjà, la plateforme de soutien a dénoncé « des règlements de comptes ». Elle fait savoir qu’elle « n’accepterait jamais une radiation non justifiée de son candidat ».

A en croire les confrères de RFI, « les militants évoquent la date du 31 août ». Dans ces conditions, une invalidation de la candidature de Gbagbo, suscitera à coup sûr des manifestations anti Ouattara. Et de surcroit conduira à une crise pré et postélectorale.

Il faut rappeler que Guillaume Soro avait déjà menacé Ouattara sur le rejet de sa candidature.

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