dimanche, octobre 17, 2021


Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara « a perdu sa lucidité »

Un journal français décrit l’isolement du président ivoirien Alassane Ouattara, et comment le chef de l’Etat a décidé de cavalier…

Paradmin Catégorie international le 6 août 2020


Un journal français décrit l’isolement du président ivoirien Alassane Ouattara, et comment le chef de l’Etat a décidé de cavalier seul, perdant toute lucidité.

Dans un article bien documenté, L’Opinion raconte comment « Alassane Ouattara s’apprête à livrer le combat de trop ». Alors qu’il devrait, aujourd’hui, annoncer sa candidature à sa propre succession, le chef de l’Etat ivoirien pourrait bien se retrouver confronté à une nouvelle crise socio-politique dès fin octobre, après le premier tour de la présidentielle. Car selon le journaliste de L’Opinion, qui a interrogé ses proches, le président de Côte d’Ivoire n’écoute plus son entourage. Pire, écrit-il, « le chef de l’Etat a perdu sa lucidité ». Mais également de nombreux alliés. Son ami de trente ans, Marcel Amon-Tanoh, ex-directeur de cabinet puis ministre des Affaires étrangères, a décidé de se présenter contre son ancien mentor.

Poussé par sa famille à rempiler pour un troisième mandat, qui serait contraire à la Constitution ivoirienne, Alassane Ouattara veut faire cavalier seul. Quitte à déplaire à ses proches qui lui demande de réunir les conditions pour « un scrutin inclusif et transparent ». ADO préfère mise sur le tout sécuritaire avec son nouveau Premier ministre Hamed Bakayoko et verrouiller le scrutin, quelques mois après avoir mis en place des Commissions électorales indépendantes (CEI) locales en sa faveur. Pour ce faire, ADO va miser sur les élus locaux, alliés au RHDP, qui pourraient l’aider à museler les bureaux de vote.

L’Opinion indique, de plus, que des personnalités proches du président, parmi lesquelles George Soros ou encore Mo Ibrahim, espéraient il y a quelques jours encore dissuader Ouattara de se présenter. Au RHDP, des cadres du parti demandent que le président ouvre « un dialogue avec l’opposition et la société civile pour reporter l’élection ». Sans succès. Alassane Ouattara est prêt à en découdre. Par la force s’il le faut. Car avec les risques de fraude et s’il ne fait pas de geste en faveur des opposants exilés ou en prison, ADO sait qu’il risque un embrasement de la rue.

 

Comments


Laisser un commentaire


Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *