Côte d’ivoire : « Alassane ne vaut plus un million de voix actuellement », Maurice Kakou Guikahué

La présidentielle ivoirienne d’octobre s’approche. L’opposition est plus que déterminée à contrecarrer la réélection d’Alassane Ouattara au pouvoir. Elle compte…

Parredaction Catégorie Politique le 4 septembre 2020 Étiquettes : , , ,

La présidentielle ivoirienne d’octobre s’approche. L’opposition est plus que déterminée à contrecarrer la réélection d’Alassane Ouattara au pouvoir. Elle compte mettre tout en œuvre pour que ce dernier ne brigue pas un troisième mandat. C’est ce qui ressort de l’intervention de Maurice Kakou Guikahué, Secrétaire exécutif du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

Sur les 45 candidatures enregistrées par la Commission Electorale Ivoirienne (CEI), Henri Konan Bédié semble être favori. Il s’impose d’office comme le candidat principal (adversaire) du président actuel. Surtout avec les candidatures de Laurent Gbagbo et Guillaume Soro qui seront probablement rejetées.

Un appel à des élections inclusives

Pour la paix en Côte d’ivoire, le PDCI exige que certaines candidatures soient acceptées pour le bon déroulement du scrutin. Car ces candidatures sont normales. Alors, une alternative doit être trouvée pour qu’ils puissent prendre part aux élections. Contrairement aux raisons plus politiques que juridiques qui visent simplement à les écarter.

Par conséquent, le parti se dit prêt à aller à la table des négociations pour créer un environnement électoral sain. Toutefois, deux mandats c’est deux mandats. « Alassane Ouattara n’a pas droit à un troisième », a laissé savoir le Secrétaire exécutif du PDCI.

Aujourd’hui avec la rupture du PDCI avec le président ivoirien, celui-ci ne peut plus gagner les présidentielles. Du fait qu’il ne jouit plus du grand soutien qui lui était accordé auparavant. « Alassane ne vaut plus un million de voix actuellement. Voici la réalité de la Côte d’Ivoire aujourd’hui », a laissé entendre Maurice Guikahué.

Vers des affrontements très violents

A défaut d’une entente entre les acteurs de la scène politique ivoirienne, le pays risquerait de s’embraser à nouveau. Surtout avec le fait que tous les faisceaux d’indices semblent relever qu’une violence post-électorale n’est pas à exclure.

C’est le cas notamment avec la CEI qui est contestée par l’opposition. Elle suggère que celle-ci soit reconstituée en vain. A cela s’ajoute le silence bruissant de la France. Les candidatures certainement rejetables pourraient, elles aussi, mettre le feu aux poudres.

En bref, la Côte d’Ivoire se dirige inexorablement vers des élections contestables et pas du tout apaisées. Cette situation qui s’enlise jour après jour, les affrontements violents paraissent inévitables. Les forces d’opposition, quant à elles aussi, se préparent à arracher leur victoire.

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