CEDEAO : bientôt une plateforme de protection de la biodiversité dans la sous-région

La question de la détérioration accrue de la biodiversité en Afrique de l’ouest inquiète les responsables de la protection de…

Parredaction Catégorie international Dossiers le 17 septembre 2020 Étiquettes : , , ,

La question de la détérioration accrue de la biodiversité en Afrique de l’ouest inquiète les responsables de la protection de l’environnement. Ainsi, pour pallier à ce phénomène, il sera mis en place très prochainement un cadre de protection de la biodiversité dans l’espace sous-régional.

C’est l’une des propositions faites lors du forum de consultation de la CEDEAO portant sur le cadre mondial de la biodiversité pour l’après 2020. Une cérémonie qui s’est déroulée le 21 août dernier à Abuja au Nigéria.

Détérioration de la biodiversité en Afrique, une situation inquiétante

C’est une situation inquiétante et qui préoccupe les autorités de la sous-région. En effet, selon le Tome II de l’Atlas de la biodiversité de l’Afrique de l’Ouest, les forêts tropicales humides de cette partie du continent ont reculé de façon considérable, au cours du siècle dernier.

Pour exemple, en Côte d’Ivoire et au Ghana, plus de 75% de la surface forestière a disparu en 30 ans. Pour le ministre nigérian de l’environnement, Mohammad Abubakar, « La dégradation de notre biodiversité est principalement due à l’expansion incontrôlée des terres agricoles et au commerce illégal d’espèces sauvages ».

Il faut agir

Face à cette situation, il faut une prise de conscience et passer à l’action. Dans ce sens, la ministre d’Etat nigériane à l’Environnement, Sharon Ikeazor a présenté le forum comme étant le début d’une plus grande collaboration et cohésion dans la sous-région sur la biodiversité. Ensuite, Sharon Ikeazor a appelé les pays membres de la CEDEAO à se rassembler et à prendre une part active dans la préservation de la diversité biologique.

Ainsi, a-t-elle poursuivi, « Si nous n’agissons pas, nous pourrions bientôt atteindre des points de basculement susceptibles de provoquer une destruction irréversible de la nature et, en fin de compte, de l’humanité ».

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