Lutte contre le blanchiment de capitaux: le GIABA évalue le dispositif du Togo

Une équipe d’experts du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) séjourne actuellement au Togo….

Parredaction Catégorie Dossiers le 26 janvier 2021 Étiquettes : , , , , , ,

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Une équipe d’experts du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) séjourne actuellement au Togo. C’est dans le cadre d’une évaluation dite « mutuelle » démarrée ce lundi, 25 janvier 2021 à Lomé. L’étude vise donc à approuver la conformité et l’efficacité du dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme au Togo.

Le GIABA est un organe mis en place par la Communauté Économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en 2000. C’est une contribution à la lutte contre le blanchiment de capitaux. À Lomé, les experts vont examiner le dispositif ainsi que la stratégie adoptée par les autorités togolaises. Cette étude sera sanctionnée par des recommandations.

L’évaluation mutuelle de GIABA, de quoi s’agit-il ?

Selon le directeur de cabinet du ministère de l’Économie et des Finances, Kossi Tofio, la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme est une affaire de toute la communauté internationale. C’est conformément à cela qu’est né le concept d’évaluation.

D’après le Directeur général du GIABA, Kimelabalou Aba, il s’agit d’un processus par lequel les experts évaluateurs d’autres pays examinent et apprécient le niveau d’efficacité et de conformité. Ainsi, selon les normes du GIABA, les spécialistes évaluent le dispositif judiciaire et institutionnel mis en place par le pays évalué.

« Ce type d’évaluation est actuellement au Togo pour rencontrer toutes les parties prenantes en vue de recueillir toutes les informations qui sont de nature à démontrer l’efficacité de dispositif juridique et institutionnel du pays », a précisé Kimelabalou Aba.

Quel intérêt pour le Togo ?

L’évaluation mutuelle, a fait savoir Kimelabalou Aba, permet au pays d’avoir son reflet exact, puisqu’il retrace ses forces et ses faiblesses. Aussi, il est exigé que les recommandations qui sont formulées au regard des faiblesses constatées soient mises en œuvre pour renforcer le dispositif.

L’enjeu majeur, a-t-il expliqué, est l’appréciation que vont faire les partenaires au développement et les investisseurs étrangers du rapport. « Des partenaires au développement voudront voir dans ce rapport d’évaluation mutuelle, les efforts que le pays déploie pour lutter contre les crimes économiques et financiers », a indiqué le DG du GIABA.

Ces résultats leur permettront donc de s’assurer que les aides apportées ne vont pas dans des destinations douteuses. Quant aux investisseurs étrangers, ils chercheront à s’assurer de la sécurité juridique et judiciaire dans le pays. « Ce qui va les rassurer à investir au pays et contribuer au développement socio-économique du pays », a précisé Kimelabalou Aba.

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