Arrestation des responsables de la DMK : de nouveaux acteurs s’invitent dans l’affaire

Brigitte Adjamagbo-Johnson et Gérard Djossou, deux responsables de la DMK (Dynamique Monseigneur Kpodzro) sont depuis fin novembre entre les mains…

Parredaction Catégorie Politique le 9 décembre 2020 Étiquettes : , , ,


Brigitte Adjamagbo-Johnson et Gérard Djossou, deux responsables de la DMK (Dynamique Monseigneur Kpodzro) sont depuis fin novembre entre les mains de la justice togolaise. Leur détention ne cesse de susciter des réactions au sein d’opinion nationale. Face à la presse ce mercredi, 09 décembre 2020, une vingtaine d’organisations de la sociétés civiles et partis politiques ont condamné avec vigueur ces arrestations.

D’après ces acteurs politiques, les responsables de la DMK sont manifestement victimes d’une instrumentalisation de la justice aux fins d’un règlement de compte politique au profit du régime en place.

Responsables de la DMK arrêtés, de nouvelles exigences

Parmi les signataires de la déclaration liminaire, figurent, entre autres, Bindje Gue Bindje, le parti des Togolais et le parti des Travailleurs de Claude Ameganvi. Pour ces formations, la détention des responsables de la DMK s’inscrit dans la mise en œuvre d’un projet totalitaire.

Ce projet, expliquent-ils, visent à faire retourner le Togo à l’ancien régime monolithique de parti unique défait par le peuple togolais en 1990 à travers la reconquête du pluralisme politique. Aux autorités, ils ont formulé des exigences dont le respect les libertés démocratiques (droits d’opinion, de presse et de manifestation pacifique à travers tout le pays).

Tout en demandant à ce que la lumière soit faite sur l’assassinat du Colonel Madjoulba, ils ont exigé l’arrêt des poursuites contre la presse dans l’affaire dite pétrolegate. « Le libre retour de tous les exilés politiques et la garantie de leur sécurité », figurent également sur la liste des exigences.

Vers la mise en place d’un comité de leaders

Ce comité de rassemblement qui aura en son sein toutes les sensibilités est loin d’être une coalition. Le groupe aura pour mission de mener des actions pour la libération sans condition de tous les détenus politiques du Togo.

« Nous travaillons pour la mise en place d’un comité pour faire en sorte que les détenus politiques et de la DMK, et de l’UFC, et du PNP soient libérés », indiqué Claude Ameganvi. « Ce comité n’aura rien avoir avec une coalition ou un regroupement de partis politiques. Mais il sera composé de leaders du pays pour exiger la libération de tous ces détenus politiques de Faure Gnassingbé et son régime », a-t-il poursuivi.

L’un des acteurs a nié l’implication des responsables de la DMK dans de pareilles choses. « Brigitte Adjamagbo n’est pas capable d’organiser un coup d’Etat au Togo étant une femme pacifique », a indiqué Pascal Adoko. Ce, en réponse à la justice qui accuse la femme politique d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État.

Comments


Laisser un commentaire


Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *