Anathère Asksno TALIM, « Nous invitions les Togolais à faire preuve de civisme, surtout à ces moments de pandémie où le non-respect des mesures barrières est considéré comme de l’incivisme.»

Anathère Asksno TALIM, « Nous invitions les Togolais à faire preuve de civisme, surtout à ces moments de pandémie où…


Anathère Asksno TALIM, « Nous invitions les Togolais à faire preuve de civisme, surtout à ces moments de pandémie où le non-respect des mesures barrières est considéré comme de l’incivisme.».  Ainsi, Inculquer des valeurs de citoyenneté et de civisme au Togo à toute la population togolaise, c’est cette mission que le gouvernement a assignée, depuis 2001, à la Direction de la Formation Civique. Avec les différents acteurs à la base dont la société civile, l’institution s’attelle donc à contribuer à forger des filles et fils dignes du pays, dotés des valeurs cardinales de la citoyenneté.

Dans ce sens, la Direction de la Formation Civique a élaboré un Manuel de Formation à la Citoyenneté qui a fait l’objet d’une campagne de vulgarisation du 18 au 29 janvier 2021 sur l’ensemble du territoire national. Que contient ce manuel de Formation à la Citoyenneté ? A qui est-il destiné ? Que comprendre par citoyenneté et civisme ? Comment reconnaître un acte incivique ? Ces interrogations ont motivé la rédaction de « Lomegraph » à réaliser une interview au Directeur de la Formation Civique, Talim Asksno Anathère.

Lisez plutôt.

Lomegraph : Bonjour Monsieur le Directeur. Le Togo dispose désormais d’un manuel de formation à la citoyenneté. De quoi s’agit-il ?

Anathère Asksno TALIM : C’est un des manuels, parce que nous sommes partis de l’idée que ceux qui nous accompagnent dans la politique nationale de la formation civique sont sur le terrain. La direction de la formation civique est réduite à une vingtaine de personnes.

Alors, les acteurs de la société civile qui sont nos relais, qui sont l’interface, ont besoin des éléments de langage pour leur permettre de mener à bien le rôle qui est le leur dans la promotion des valeurs civiques et citoyennes. Nous avons jugé utile de leur donner ces éléments de langage-là à travers ce manuel.

Anathère Asksno TALIM

Lomegraph : Est-ce à dire que ce que vous venez d’évoquer sont les raisons ayant poussé à l’élaboration de ce manuel ?

Anathère Asksno TALIM : Vous connaissez l’état des lieux de notre pays où l’incivisme est grandissant. Et comme je l’ai dit, une direction à vingt personnes ne peut pas, à elle seule, être sur le terrain à tout moment. Il faut des acteurs pour permettre à cette direction d’atteindre ses objectifs.

Ces acteurs doivent être outillés. Donc, ce manuel leur offre les éléments de base pour qu’ils puissent jouer leur rôle sur le terrain.

Lomegraph : Que comprendre par « Citoyenneté » ?

Anathère Asksno TALIM : La citoyenneté, c’est un lien de droit entre l’individu et sa localité dans son pays d’origine. Ce lien de droit confère à cet individu la jouissance des droits et des devoirs dans sa localité d’origine.

Mais aujourd’hui, nous allons au-delà de ces simples liens de droit qui existent entre l’individu et sa localité pour indexer la participation de l’individu à la vie de sa cité. Donc, cela veut dire que vous pouvez naitre d’un père ou d’une mère qui sont des Togolais, avoir votre nationalité, mais si vous ne participez pas à la vie de votre localité, vous n’êtes pas un bon citoyen.

C’est pourquoi vous verrez des circonstances dans lesquelles des gens qui ne sont pas des Togolais de sang peuvent demander et obtenir la nationalité, parce qu’ils sont ici, ils ont séjourné ici et ils contribuent à la vie de la nation. Je me résume à deux points. La citoyenneté, c’est d’abord le lien de droit entre l’individu et sa localité d’origine. Le second point, c’est la participation de cet individu à la vie de sa localité.

Lomegraph : Comment détecter un acte d’incivisme ?

Anathère Asksno TALIM : Un acte d’incivisme, à priori, est un acte contraire aux bonnes mœurs, qui est contraire à la loi, qui est contraire à la morale dans une localité. On peut donner l’exemple d’un acte incivique. Déjà quand nous prenons le cadre familial, le refus d’obéir à ses parents est un acte incivique.

Lorsque nous allons maintenant au niveau de la communauté elle-même, le refus de participer aux actions communes ou bien le fait de s’inscrire dans un courant contraire à ce qui se fait dans une communauté est taxé d’acte incivique.

Maintenant vis-à-vis de la loi, quand nous prenons les différents codes, le non-respect du code de la route par exemple, c’est un acte incivique. Le déni de la patrie, ceux qui détestent leur pays, c’est de l’incivisme.

Anathère Asksno TALIM, « Nous invitions les Togolais à faire preuve de civisme, surtout à ces moments de pandémie où le non-respect des mesures barrières est considéré comme de l’incivisme.» (2)

Lomegraph : Pensez-vous que le Togo connait un taux progressif de l’incivisme ? si oui, qu’est ce qui peut expliquer ce fait  M. Anathère Asksno TALIM?

Anathère Asksno TALIM : En ce qui concerne le taux progressif de l’incivisme, nous savons ce qui s’est passé à l’avènement de la démocratie dans notre pays. Bien avant cela, tout le monde est d’accord avec nous que les gens étaient respectueux des valeurs de base. Même à la maison, les enfants étaient respectueux des parents. À l’école, cela s’observait.

Mais dès les années 90, avec la mauvaise interprétation de la démocratie, nous avons assisté à une récurrence des actes inciviques et cela a persisté jusqu’à un certain moment. C’est une situation qui n’est pas propre au Togo, elle est générale.

Il faut noter aussi que chez nous, ce n’est pas aussi criard qu’à ailleurs, c’est le général. Il faut dire que l’incivisme est allé plus grandissant juste après les années 90. Après les élections, nous avons vu beaucoup de choses ici, des manifestations et consort. Mais, il faut être d’accord pour dire que depuis un certain temps, le taux est en train de régresser. La tendance s’inverse.

Aujourd’hui, au moins le port de casques, vous êtes d’accord avec moi. La propriété de la ville, vous êtes d’accord avec moi que cela a changé un peu. Les injures dans la rue, vous êtes d’accord avec moi que cela a changé. Les élections après la violence, ce n’est plus cela.

On ne peut plus dire qu’il est progressif. Mais, nous pouvons dire aujourd’hui qu’on observe, quand même par rapport à ce que nous avons vu dans les années 90, une amélioration.

Lomegraph : Peut-on dénier ou douter de la citoyenneté d’une personne ? Si oui dans quelle condition ?

Anathère Asksno TALIM : Douter de la citoyenneté d’une personne, oui cela peut arriver. Si nous définissons la citoyenneté comme étant la participation d’un individu à la vie de sa communauté, lorsque les gens se comportent mal par rapport à leur localité ou refusent de participer par exemple aux travaux, on peut douter.

On peut se demander si ce sont de vrais patriotes ? Parce que la citoyenneté et le patriotisme riment ensemble.

Donc, si vous parlez de douter, le comportement parfois pervers ou de travers des gens peut permettre de douter un peu. Lorsqu’on surprend les gens qui parlent parfois mal de leur pays, on se demande parfois s’ils sont vraiment de ce pays-là. Là, il peut nous arriver de douter de leur caractère de citoyen, parce que le citoyen, sous d’autres cieux, c’est la patrie qui le détermine et c’est le fanatisme autour des idéaux de leur patrie.

Lomegraph : Le manuel de formation à la citoyenneté a fait l’objet d’une campagne de vulgarisation en janvier dernier. Qu’est ce qui a été concrètement fait dans ce cadre ?

Anathère Asksno TALIM : Ce document est un manuel qui a été préparé pour donner des éléments de langage à la société civile. En janvier, nous avons touché 2 100 personnes directement à raison de 50 par préfecture et 200 pour la ville de Lomé en quatre points de 50, compte tenu de la pandémie et tout ce qu’elle entraine comme corolaire.

Cette campagne a permis de toucher 2 100 personnes qui ont reçu une formation, d’abord un rappel des valeurs patriotiques et sur le contenu de ce manuel-là. Voilà ce qui a été fait dans le concret. Cela s’est déroulé en trois semaines et deux jours.

Lomegraph : Quels sont les principaux sujets voire les principaux aspects de la citoyenneté développés dans le manuel ?

Anathère Asksno TALIM : En résumé, c’est pour donner des éléments de langage à nos interlocuteurs, ceux qui interviennent sur le terrain. Le manuel contient l’historique des notions de base du civisme et de la citoyenneté. Quels sont les notions voisines ? La morale, le nationalisme, la nationalité, qu’est-ce que c’est ?

En dehors de cela, vous trouverez des éléments tels que des valeurs civiques et citoyennes. Tout le champ complexe des valeurs est listé là-bas. Mais pour ce manuel, nous ne pouvons pas développer la totalité des valeurs. Nous avons mis l’accent sur quatre valeurs. La première c’est le patriotisme, parce que c’est le mal de notre pays.

La seconde, nous avons mis l’accent sur le respect des emblèmes et leurs significations. Troisième valeur, c’est le respect des institutions et la République. Vous trouverez aussi la quatrième valeur qui est le respect de la loi.

Outre ces valeurs, vous trouverez l’environnement national du civisme et de la citoyenneté. Pour que les gens sachent depuis les indépendances, comment le civisme et la citoyenneté sont promu au Togo. L’environnement national parlera de l’enseignement même de la discipline et les autres choses que l’Etat a pu entreprendre pour la promotion des valeurs civiques et citoyennes.

Notamment la création d’un ministère chargé de la formation civique déjà en 1996 et la création de la direction de la formation civique en 2001, l’adoption d’une politique nationale d’éducation civique à la citoyenneté en 2014.

Vous trouverez ces éléments avec ses axes, déclinaisons, quelques orientations stratégiques. Et maintenant, vous trouverez aussi tout ce que la direction de la formation civique a pu faire dans le cadre de la promotion civique et de la citoyenneté : l’accompagnement la société civile, des médias, des enseignants.

La formation que nous avons donnée à beaucoup de couches comme les confessions religieuses, les syndicats, les patronnes, les jeunes, les femmes leaders d’associations, les acteurs de développement local, les CDQ, les élus locaux et tout dernièrement, les enseignants puis toute la société civile encore.

Vous trouverez les différents manuels que nous avons produits aussi. Il y’a beaucoup d’actions là-dedans, les activités telles que « Togo propre » qui sont à notre actif aussi. C’est pour permettre à tout ceux qui interviennent dans le domaine de savoir ce qu’ils doivent faire dans ce domaine là pour nous accompagner.
Ajouter à l’environnement national, vous trouverez les stratégies de communications des valeurs civiques et citoyennes. Pourquoi ? Parce qu’il y a une problématique autour de la question. Qu’est ce qui fait que les gens ne respectent pas les lois ? Ce n’est pas toujours parce qu’ils ne les connaissent pas. Ils les connaissent.

Nous, nous pensons que peut-être c’est la façon de communiquer ces valeurs qui fait que les gens ne les assimilent pas pour les transférer au mieux dans leur quotidien. Et nous avons proposé quelques stratégies, une dizaine pour aider nos interlocuteurs à mieux communiquer ces valeurs.

Exemple : lorsque vous voulez dire à quelqu’un d’entretenir son cadre de vie, quelqu’un choisirait d’aller lui dire « entretiens ton cadre de vie » ; un autre choisirait peut-être déposer une poubelle, un autre encore choisira de laisser une pancarte pour lui « ne jeter pas les ordures là » ; un autre pourrait vous dire qu’il met une brigade de veille sur place. C’est des stratégies de communication.

On a proposé beaucoup de stratégies selon les lieux, les cibles et les problématiques. Les acteurs auront à choisir parmi ces valeurs-là, celle qui sera la plus adaptée à son action. En dehors des stratégies de communication, nous avons mis un accent sur deux stratégies de projet citoyen.

Vous voyez dans le manuel, ce qu’est la police citoyenne. Qu’est ce qui la caractérise. Après ces caractéristiques, vous allez voir son canevas et comment le mettre en exécution. Il y a même un projet modèle en annexe sur lequel les gens pourront s’inspirer, parce que nous lançons les appels à projet citoyen chez nous.

Vous y trouverez la logique associative, qui est aussi un modèle de stratégie de communication. C’est en association que les jeunes font l’apprentissage démocratique, donc qu’est-ce que c’est qu’une association ? Quels sont les types d’association ? Comment les associations fonctionnent-elles ? Quelle est leur relation avec l’Etat ou les pouvoirs publics. Sont-elles contrôlées ?

Vous trouverez des réponses à toutes ces questions dans le document. Il y a aussi un dernier élément c’est l’apprentissage par l’exemple sur lequel nous avons mis l’accent, parce que nous estimons qu’on apprend mieux que par l’exemple.

Lomegraph : M. Anathère Asksno TALIM, vous avez élaboré ce manuel, vous avez fait une tournée nationale pour sa vulgarisation avec une implication forte des acteurs locaux. Est-ce à dire que vous avez réussi votre mission ?

Anathère Asksno TALIM, « Nous invitions les Togolais à faire preuve de civisme, surtout à ces moments de pandémie où le non-respect des mesures barrières est considéré comme de l’incivisme.» (4)

Anathère Asksno TALIM : Je dirai que la mission est bien réussie et j’explique. L’atelier restreint de la rédaction du document n’avait pas fait l’objet d’une médiatisation. Mais dès que nous sommes allés à l’atelier de validation, déjà des questions nous venaient de très loin, des participants eux-mêmes, leur engouement puisque c’était sur le plan national.

L’engouement des participants et ceux qui n’y étaient pas nous posaient des questions après avoir vu l’élément au niveau des médias. Cela nous rassurait déjà. Ils nous ont même suggérés des éléments qui n’étaient pas pris en compte. Ce que nous avions intégré avant la finalisation et la vulgarisation du manuel.

Aujourd’hui, nous même, on est surpris parce que le manuel est arrivé là où, nous n’espérons pas vraiment. Les gens nous posent la question, est-ce qu’on peut avoir le manuel ? Malheureusement, nous n’avons pas les moyens de le donner à tout le monde. Nous sommes en train de faire la demande pour qu’on puisse le multiplier.

Vu donc cet engouement, nous pourrons nous estimer satisfaits, surtout à cause de la demande qui se fait toujours. Les gens veulent le document, malgré le support numérique que nous avons mis à leur disposition et les manuels physiques que nous avons laissés à la disposition de toutes les communes.

Nous avons laissé 6 manuels par commune pour chacune des 117 communes, trois au niveau de chaque préfecture et 50 pour la bibliothèque nationale, pour les CLAC. La direction des livres en a aussi eu.

Je n’ose pas parler des messages de félicitations. Nous pensons que ce manuel est bien accueilli. Comme je l’ai dit, notre déception réside au niveau du fait que nous n’avons pas eu les moyens suffisants pour disposer d’une quantité de supports physiques pour mettre à la disposition de tous nos participants.

Nous formulons le vœu qu’avec l’intervention de certains partenaires, nous pouvons faire cet effort là pour que cela puisse atteindre beaucoup d’acteurs.

Anathère Asksno TALIM, « Nous invitions les Togolais à faire preuve de civisme, surtout à ces moments de pandémie où le non-respect des mesures barrières est considéré comme de l’incivisme.» (3)

Lomegraph : Y aurait-il une prochaine étape M. Anathère Asksno TALIM ?

Anathère Asksno TALIM : Par rapport à ce manuel, la prochaine étape que les gens nous ont réclamés, c’est sa traduction. Mais nous leur avons répondu que le manuel en principe n’est pas destiné au dernier citoyen, ni le citoyen lambda. Il est destiné au formateur de ce citoyen-là.

Ce formateur pourrait extraire les valeurs dont j’ai parlé ici. C’est lui qui va se servir de la stratégie pour pouvoir communiquer. Il va extraire seulement les valeurs et en parler avec la base. Nous même, nous proposons, dans la mesure de nos possibilités, de faire de petits extraits qu’on peut traduire en langues.

En plus, il n’y a pas que ce manuel. Çà c’est le Tome I. Nous pensons aller au Tome II, parce qu’il y a d’autres thématiques aujourd’hui comme l’éducation à la citoyenneté numérique. C’est notre mot d’ordre de l’année 2021. Nous allons nous atteler très bientôt. Vous aurez de nos nouvelles dans ce domaine. Nous irons sur le terrain.

Nous voulons aussi créer le manuel dans ce sens, l’utilisation des réseaux sociaux. Comment s’engager à travers les réseaux sociaux et ce que la loi dit sur l’utilisation des réseaux sociaux par rapport à ce que nous avons constaté dans notre pays ces dernier temps.

Nous parlerons aussi de la citoyenneté environnementale, la citoyenneté sanitaire, la citoyenneté sexuelle aussi. Ce sont des éléments que nous allons aborder dans les prochaines Tomes et d’autres valeurs encore que nous jugeons utiles.

Lomegraph : Dites-nous, quels sont les points communs et les points divergents entre la citoyenneté et l’incivisme?

Anathère Asksno TALIM : L’incivisme n’est pas une valeur, mais le civisme est une valeur. Qu’est-ce qu’une valeur ?

Une valeur c’est un repère cardinal, important qui permet d’identifier le citoyen. Les valeurs en réalité sont des valeurs citoyennes et de façon classique quand on parle de valeur citoyenne, on cite trois : le civisme, la solidarité et la civilité. Ce sont les éléments qu’on utilise souvent comme valeurs traditionnelles de la citoyenneté.

Le civisme est une valeur de la citoyenneté en réalité. C’est un paramètre de mesure de la qualité de citoyen. Un citoyen qui a le sens du civisme est un bon citoyen.

Maintenant, les valeurs évoluent avec le temps. Vous allez voir, le document ancien parlent de ces trois valeurs, mais aujourd’hui, je vous dis par exemple que la citoyenneté numérique est une valeur citoyenne. C’est récent, le bon usage des réseaux sociaux est une valeur citoyenne.

Au fur et à mesure que nous avançons, les valeurs viennent s’augmenter et se greffer à la citoyenneté. Donc en termes de points divergents, on en a pas. Cela converge au contraire. Le civisme est une valeur de la citoyenneté tout simplement.

Lomegraph : Votre mot de fin M. Anathère Asksno TALIM

Anathère Asksno TALIM : Le mot que j’ai, c’est d’inviter d’abord les Togolais à s’approprier ce manuel-là. Un grand merci à l’autorité qui ne ménage aucun effort pour nous permettre de disséminer ces valeurs civiques et citoyennes, sans lesquelles nous ne pourrons jamais développer un pays.

Vous convenez avec moi que vous pouvez mettre des milliards à bâtir un immeuble en cinq ou même dix ans. Mais un individu imbu d’actes inciviques peut, en une seconde, avec une buchette d’allumettes, vous détruire cet immeuble. Cela veut dire qu’en faisant le choix de donner les repères du civisme aux citoyens, l’autorité ne s’est pas trompée.

C’est pour vous dire que c’est une tâche qui nous incombe à tous. Je voudrais vous remercier vous, les hommes de médias, parce que c’est à travers vous que cette vulgarisation se fait. Elle aurait pu être muette si vous n’étiez pas là. C’est vous qui la portez. Je voudrais vous encourager.

Nous invitions les Togolais à faire preuve de civisme surtout à ces moments de pandémie où le non-respect des mesures barrières est considéré comme de l’incivisme. D’ailleurs, nous avons couplé cette campagne là d’une sensibilisation au respect des mesures barrières, parce qu’on ne pouvait pas aller sur le terrain sans en parler.

C’est une application directe du respect de la loi que nous avons relevé dans ce manuel. Nous invitons les Togolais à se l’approprier et à le transférer dans leur quotidien et à soutenir les efforts du gouvernement, pour continuer à faire de notre pays, un pays modèle. Parce que nous sommes parmi les meilleurs, pas les derniers.

Nous devons maintenir ce cap là pour ne pas chuter. Je crois que le Togo est un pays qui est véritablement en marche et le civisme sera un facteur déterminant pour que nous puissions continuer notre course vers le développement.

Lire aussi : Interview : Honorine « le nombre d’abonnés sur les réseaux a évidemment un impact sur les revenus de l’entreprise. »

Comments


Laisser un commentaire


Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *