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Togo : dans les pas de Tchikpi Atchadam, Agbéyomé en cavale cherche à mobiliser via WhatsApp

Recherché depuis le 10 juillet par la justice togolaise, Agbéyomé Kodjo Messan Gabriel a, en fin juillet 2020, fait son…

Parredaction Catégorie Politique le 7 août 2020 Étiquettes : , , ,

Recherché depuis le 10 juillet par la justice togolaise, Agbéyomé Kodjo Messan Gabriel a, en fin juillet 2020, fait son apparition à travers un audio publié sur les réseaux sociaux.

Le candidat malheureux aux élections présidentielles du 22 février 2020, mis sous contrôle judiciaire, fait, actuellement, l’objet d’un mandat d’arrêt international. D’où son maquis qui ne vient que de commencer sans doute.

Depuis son cachot, Dr Agbéyomé veut continuer sa lutte et réclamer sa supposée victoire à travers les réseaux sociaux. Cette méthode laisse penser au leader du PNP.

La mobilisation à distance sans succès de Tikpi

Au cœur de la fronde du 19 août 2017, Tikpi Atchadam, le leader du Parti national panafricain (PNP) a pris le maquis depuis les violentes manifestions de cette année. Mais, il continuait de mobiliser à distance ses militants avec pour principal mot d’ordre : « faire partir Faure Gnassingbé ».

A l’évidence, à la veille des manifestions d’alors à l’instar de celles de trois jours (31 janvier et 1 et 3 février 2018) de la coalition des 14 partis politiques, le président du PNP livrait son traditionnel message audio dans lequel il s’attaquait au président togolais Faure Gnassingbé, qui selon ses analyses, constituent une plaie béante pour la région ouest-africaine.

« Tout le monde sait en Afrique que le Togo est une anomalie à corriger dans la région ouest-africaine », avait-il affirmé avant de soutenir que « le pouvoir de Lomé est désorienté ».

Dans sa déclaration, Tikpi Atchadam avait appelé à une mobilisation accrue pour les marches des 31 janvier, 1er et 3 février.

« Soyez plus nombreux, femmes, hommes, jeunes de toutes les catégories socio-professionnelles. Avec l’alternance, c’est tout le monde qui gagne. Nous triompherons assurément… », avait-il lancé.

Malgré ces messages répétitifs diffusés sur les réseaux sociaux, le combat n’a pas abouti. Depuis plusieurs mois, il est resté muet. Agbéyomé le succède.

Agbéyomé copie Tikpi

A la fin du message diffusé sur les réseaux sociaux en fin juillet dernier, l’ex-Premier ministre Agbéyomé Kodjo a lancé ceci en faveur du Togo. « Nos prières doivent être fortes autant que nos actions de grâce. C’est pourquoi j’en appelle à toutes les filles et fils du Togo pour un jeûne et de prière les 25 et 26 juillet prochains pour la délivrance totale du Togo. Le 27 juillet sera dédié à l’action de grâce où chaque patriote togolais fera don de ce qu’il peut en reconnaissance de l’exaucement de nos prières par le Souverain ».

Il a réitéré sa conviction par rapport à sa supposée victoire lors des élections présidentielles passées. Pour finir l’ancien président de l’Assemblée Nationale a déclaré : « Je vous suis reconnaissant pour le soutien multiforme de chacun d’entre vous, au moment où j’ai décidé de préserver ma vie. Dieu est merveilleusement à l’œuvre pour notre cher pays le Togo ».

Dans ce même message, il a lancé un appel à ses militants pour la manifestaion du 1er août dernier. Malheureusement, c’est seulement dans les villes de Tabligbo et Danyi que cet appel a reçu un écho favorable. Des groupuscules étaient sortis pour réclamer le supposé candidat « démocratiquement élu ». Lomé, la capitale quant à elle, était restée silencieuse face à cet appel de la DMK.

Au lieu de la mobilisation tant attendue, les citoyens vaquaient plutôt librement à leurs occupations. Même les leaders initiateurs de cette marche dite patriotique ont su briller par leur absence dans les rues de la capitale.

On pourra dire que cette dernière manifestation a échoué. Elle a mis à nue la faiblesse de ce mouvement qui aujourd’hui semble se retrouver à l’agonie et sans réelles solutions pour sa subsistance politique.

Les mêmes stratégies à l’image de Tikpi Atchadam produiront les mêmes effets, dira-t-on.

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