Administration maritime togolaise: éviter à tout prix le drame du port de Beyrouth

L’administration maritime togolaise prend des dispositions après  l’explosion dévastatrice du 4 août 2020 au port de Beyrouth, plusieurs matières hautement…

Parredaction Catégorie Dossiers le 17 septembre 2020 Étiquettes : , , , ,


L’administration maritime togolaise prend des dispositions après  l’explosion dévastatrice du 4 août 2020 au port de Beyrouth, plusieurs matières hautement explosives ont été retrouvées. Cette explosion a fait environ 190 morts. Elle a été causée par une quantité importante de nitrate d’ammonium, stockée pendant environ six ans. Mais, dans des conditions ne respectant pas les mesures de sécurité. Ayant tiré les leçons de cette situation, les autorités togolaises veulent éviter ce drame.

C’est dans cette optique qu’une commission ad hoc a été mise en place. Ainsi, du 14 septembre au 06 octobre 2020, la commission est en tournée d’inspection et de contrôle. Ce contrôle portera sur des entrepôts et espaces de stockage de marchandises dangereuses, des installations portuaires du Togo. La mission est conduite par le Directeur des affaires maritimes (DAM).

Les principaux objectifs de cette tournée de l’administration maritime

La commission est composée d’experts. Il s’agit d’abord, de l’identification des entrepôts, installations servant de stockage des marchandises dangereuses et de la collecte des informations.

Ces informations portent sur les marchandises dangereuses et sur les agents chargés de la sécurisation de ces marchandises. Ensuite, il est question de s’assurer de l’état de conditionnement et d’entreposage desdites marchandises.

Enfin, il faut faire des recommandations pour le transport, la manutention, l’entreposage des marchandises dangereuses en République Togolaise.

Par « marchandises dangereuses », on entend toute matière ou tout objet contenant des matières qui, de par leur nature, leurs propriétés ou leur état, sont susceptibles de représenter, dans le cadre de leur transport, un danger pour la sécurité et l’ordre publics.

Par ailleurs, cette tournée de l’administration maritime  s’inscrit dans une démarche d’anticipation des autorités maritimes et portuaires. Il s’agit de redoubler de vigilance dans le transport. Surtout dans la manutention et le stockage des marchandises dangereuses dans nos ports.

Cette tournée n’est que la traduction parfaite dans les faits des dispositions juridiques prises par l’Etat.

Une volonté d’application des instruments juridiques

En réalité, le Togo n’a pas attendu le drame de Beyrouth pour avoir des mécanismes juridiques allant dans ce sens. En effet, on peut citer la loi n°2016-028 du 11 octobre 2016 portant code de la marine marchande. Ainsi, l’article 401 alinéa 1 dispose que « l’administration maritime délivre un visa pour tout embarquement ou tout transbordement de marchandises dangereuses dans les ports togolais ».

Dans cette optique, au niveau de l’administration maritime , une réunion interministérielle sur la manutention et l’entreposage des marchandises dangereuses a eu lieu le 11 août dernier. C’était au siège du Haut Conseil pour la Mer. Cette réunion a permis d’échanger sur les orientations et les mesures préventives nécessaires à la sécurité des installations portuaires du pays. Ce qui démontre pleinement la volonté d’anticiper sur ce genre d’évènement par des moyens de contrôle adéquats.

Il faut rappeler que la commission ad hoc est créée par arrêté N°024/MIT/CAB/SG du 02 septembre 2020. Par arrêté N° 025/MIT/CAB/SG du 02 septembre 2020 du ministre des infrastructures et des transports, les membres ont été nommés.

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