A New Road : La ministre Sandra Johnson propose de revoir effectivement les dispositions existantes liées à la dette africaine

Le think tank « A new ROAD » est une initiative de Nicolas Jean, associé et membre du comité exécutif…

Parredaction Catégorie Economie le 7 mai 2021 Étiquettes : , , , ,


Le think tank « A new ROAD » est une initiative de Nicolas Jean, associé et membre du comité exécutif du cabinet d’avocats Gide et de la société Global Sovereign Advisory (GSA). Le premier panel de son lancement ce jeudi, dédié au coût de la dette en Afrique, a connu la participation de Mme Sandra Johnson, Ministre Secrétaire Générale de la présidence de la République du Togo.

Abidjan, capitale économique de la Côte d’ivoire, a accueilli le lancement du think tank « A new ROAD » qui est consacré à la problématique de la dette publique en Afrique. La Ministre Sandra Johnson a partagé le premier panel inaugural de ce groupe de réflexion avec d’autres personnalités influentes d’Afrique et du monde. « Les pays africains sont endettés, mais c’est le coût de la dette qui constitue l’élément pilier de ce surendettement. » C’est ainsi que la ministre Sandra Johnson a démarré son intervention au cours de la table ronde.

Les éléments liés au niveau élevé d’endettement évoqués à « A new ROAD »

Il est constaté que l’endettement des pays africains connait une croissance due à l’accumulation et la hausse des intérêts. Entre 2013 et 2017, le taux d’intérêt est passé de 4% à 12% au moment où la croissance sur le continent n’a pas suivi. Pour la ministre, « le Togo n’est pas seul, tous les pays sont concernés ».

La dépréciation cumulative des taux de change et le niveau malheureusement élevé des déficits primaires constituent d’autres éléments aggravants énumérés par Mme Johnson. « Malheureusement, quand nous voyons les bailleurs de fonds, nous signons des conventions, sans oublier que ces conventions sont évaluées en monnaie étrangère. Et quand il s’agit maintenant à nos pays de payer, nous payons malheureusement le double de ce que nous avons signé comme convention. », a-t-elle indiqué.

Aussi, il faut retenir, souligne la Secrétaire Générale, que c’est le ratio moyen de la dette qui a aujourd’hui augmenté en une année, passant de 60% en 2019 à 70% en 2020, avec la crise Covid-19. Selon elle, « nous ne sommes pas responsables de la crise Covid-19, mais nous serons obligés à travailler dur pour pouvoir payer une dette dont nous ne sommes pas responsables. »

Comment arriver à payer cette dette ?

Tendre la main ou se battre, c’est la question qui mérite d’être posée et à la quelle il faut répondre. Pour la Ministre, c’est la seconde logique qui doit prendre le pas sur la première. « Un des plaidoyers que nous devons faire ici : c’est de revisiter effectivement les dispositions existantes pour voir dans quelle mesure nous pourrons peut-être permettre à nos Etats de bénéficier de maturités relativement longues. », a-t-elle souligné.

Le Partenariat Public-Privé demeure une autre solution importante devant aider les pays africains à pouvoir éponger la dette qui s’élève à 365 milliards, soit 2% de la dette mondiale. « Il s’agira pour nous de réfléchir à notre propre capacité, d’où le rôle important du secteur privé. Ce partenaire stratégique, ce mari si je peux me permettre de dire ainsi, avec qui on se parle, on se comprend, parce qu’il a les ressources et nous accompagne. », a proposé la Secrétaire Générale de la présidence du Togo.

Le partenariat Public-Privé que « nous aurons à mettre en place, ce ne sera pas un partenariat public-privé qui sera créateur de dettes, mais plutôt un soutien au développement, à la croissance. », a-t-elle ajouté.

Pour rappel, ce think tank « A new ROAD » est composé de membres, de nationalités, de générations et d’industries différentes, aux parcours riches et multiples, tous rassemblés au service de deux objectifs communs : changer de paradigme concernant les questions de financement des économies du continent et proposer un cadre de réflexion sur le traitement et la structuration des dettes.

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